La dermatose nodulaire contagieuse s’impose comme une nouvelle crise majeure pour l’élevage bovin français, frappant des territoires déjà fragilisés et plongeant de nombreux professionnels dans une profonde inquiétude. Face à cette situation, le Parti socialiste affiche une position claire et demande une réponse publique à la fois rigoureuse sur le plan sanitaire et juste sur le plan économique.
Dans le communiqué, le Parti socialiste rappelle que “la dermatose nodulaire contagieuse constitue une crise sanitaire majeure pour l’élevage bovin français”, et souligne que cette épizootie “plonge de nombreux éleveurs, éleveuses et leurs familles dans une inquiétude profonde”. Pour la formation politique, la priorité doit être donnée à l’éradication durable de la maladie afin d’éviter son installation pérenne dans le paysage agricole français.
Le Parti socialiste insiste sur la nécessité d’une stratégie fondée sur la science et l’expertise vétérinaire. Il affirme soutenir “la mise en œuvre de protocoles sanitaires efficaces, combinant vaccination à large échelle, mesures de biosécurité renforcées et interventions ciblées”, selon le communiqué reçu par Le Mémento. Ces dispositifs doivent rester évolutifs, être évalués en continu et faire l’objet d’une concertation étroite avec les professionnels, les collectivités et les scientifiques. Le Parti socialiste indique également prendre acte de “la mise en place d’une cellule indépendante de dialogue scientifique”, et appelle à ce que ses travaux soient pleinement intégrés aux décisions publiques.
Au-delà de l’aspect strictement sanitaire, la réponse à la crise doit, selon le Parti socialiste, intégrer une dimension économique et sociale. La responsabilité de l’État est jugée pleinement engagée afin de garantir “une indemnisation immédiate, intégrale et juste des éleveurs et éleveuses touché.e.s, incluant l’ensemble des pertes économiques”, selon le communiqué. Le texte évoque également la nécessité d’assurer “la préservation du capital génétique et la reconstitution effective des cheptels”, ainsi qu’“un accompagnement durable des exploitations affectées par les restrictions”, y compris dans les zones réglementées, selon le parti.
L’acceptation des mesures sanitaires est présentée comme une condition essentielle de leur efficacité. Le Parti socialiste estime que celle-ci repose sur “le dialogue, la transparence et le respect”, et qu’elle “exclut toute surenchère dans le recours aux forces de l’ordre”. Le rôle des professionnels de la santé animale est également mis en avant, leur engagement étant jugé indispensable et devant être pleinement reconnu et soutenu.
Sur le plan européen, le Parti socialiste appelle à une action ferme du gouvernement français auprès des institutions européennes afin de “permettre la commercialisation des animaux et des viandes issus de zones indemnes sous statut vaccinal”, selon le communiqué. Il souhaite également prévenir “toute fermeture injustifiée de marchés, notamment hors Union européenne”, plaidant pour la mise en place d’une véritable diplomatie alimentaire européenne.
Enfin, cette crise sanitaire est analysée comme le révélateur d’un malaise agricole plus profond. Le Parti socialiste rappelle “l’urgence d’une politique structurelle de soutien à l’élevage”, selon leur communiqué, citant notamment la nécessité d’une PAC forte et protectrice, le refus de l’accord Mercosur jugé incompatible avec les exigences sanitaires, climatiques et sociales, ainsi qu’un meilleur partage de la valeur au profit des agriculteurs et des agricultrices.
Le Parti socialiste affirme vouloir poursuivre son engagement, au niveau national comme européen, pour “protéger la santé animale, défendre les éleveurs et éleveuses, et garantir l’avenir de l’élevage français”.
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