Le ministère de l’Industrie et de l’Énergie a annoncé, ce lundi, le lancement de la phase de dialogue concurrentiel du mécanisme de soutien à la production d’hydrogène décarboné. Dix projets, représentant une capacité d’électrolyse cumulée de 388 mégawatts (MW), ont été retenus pour cette étape décisive. Elle vise à affiner le cahier des charges de la première vague d’appel d’offres, dans le cadre de la stratégie nationale pour l’hydrogène, actualisée en avril 2025.
L’État prévoit d’accompagner les projets retenus jusqu’à 15 ans après leur mise en service, dans le but de soutenir 1 gigawatt (GW) de capacité d’électrolyse sur le territoire. Le montant total du soutien public est estimé à 4 milliards d’euros.
Lancée le 19 décembre 2024, la première vague du dispositif portait initialement sur une capacité cible de 200 MW. Face à l’intérêt du marché, les projets présentés ont largement dépassé cette enveloppe : 16 entreprises ont soumis plus de 1 400 MW de projets, dont 400 MW ont fait l’objet d’une demande formelle d’aide.
C’est dans ce contexte que s’ouvre le dialogue concurrentiel mené par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) et l’ADEME, en tant qu’opérateur du dispositif. Cette étape, strictement encadrée, doit permettre d’adapter le cahier des charges aux réalités technico-économiques du marché de l’hydrogène. Les entreprises y participent dans des conditions garantissant l’égalité de traitement, selon le ministère.
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) sera consultée avant la validation finale du cahier des charges. Les candidatures définitives seront alors déposées, et les projets lauréats désignés début 2026.
Conformément aux règles de confidentialité prévues par le Code de l’énergie, l’identité des dix candidats n’a pas été dévoilée. Seuls les projets retenus à l’issue de la procédure seront rendus publics.
Ce mécanisme constitue un levier stratégique pour la décarbonation de l’industrie française, tout en consolidant la souveraineté énergétique nationale. En accompagnant les acteurs émergents, il vise à faire gagner en maturité, compétitivité et résilience la filière hydrogène tricolore.
La validation du dispositif par la Commission européenne, au titre du contrôle des aides d’État, est actuellement en cours. En parallèle, la France poursuit ainsi sa trajectoire vers une économie décarbonée, en s’appuyant sur une technologie appelée à jouer un rôle majeur dans la transition énergétique européenne.
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