S’il existe une incohérence majeure dans le monde économique, c’est bien celle du phénomène de l’offre et de la demande. Tout le monde sait, ou presque, que plus un produit est demandé, plus son prix augmente, surtout lorsqu’il n’y en aura pas pour tout le monde. C’est la base. L’abécédaire de l’économie de marché. Une logique simple, presque enfantine, qui fonctionne sur à peu près tout… sauf sur la fiscalité française.
Car chez nous, plus il y a d’impôts, plus ils coûtent cher. Voilà une performance qui mériterait presque un prix. Nous sommes déboussolés par cette étrange mécanique nationale où l’offre fiscale est déjà surabondante, mais où l’on trouve encore le moyen d’ajouter taxes, prélèvements, contributions, surtaxes et autres inventions raffinées destinées à vous délester de votre argent. Et le plus sidérant, c’est que plus on prélève, plus la dette augmente. Plus on gonfle le budget de l’État, plus le déficit s’élargit. C’est un puits sans fond, une cascade de dépenses qui ruisselle joyeusement vers les abysses.
La contradiction est si flagrante qu’elle en devient presque poétique. Tous les principes élémentaires de l’économie semblent s’évaporer dès qu’il s’agit de gérer les comptes publics. Dans le privé, quand les temps sont difficiles, on serre les dents, on surveille les dépenses, on prévoit les coups durs, on garde un peu de marge pour l’imprévu. Dans le public, l’imprévu semble relever de la science-fiction. Et pourtant, au moindre cyclone, à la moindre crise, à la moindre catastrophe, des millions, voire des milliards, surgissent soudainement de quelque chapeau budgétaire...
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