Une étude menée par Plum auprès des 18-34 ans met en lumière l’impact des dépenses impulsives sur la capacité d’épargne des jeunes Français. Selon cette enquête, 74 % des jeunes déclarent avoir déjà dépassé leur budget afin de ne pas manquer une sortie ou un moment social.
Ce phénomène est associé à la FOMO (« Fear Of Missing Out »), soit la peur de passer à côté d’un événement ou d’une expérience. L’étude indique que cette tendance est plus marquée en Île-de-France, où 80 % des jeunes reconnaissent avoir dépassé leur budget pour cette raison. À l’inverse, 26 % des répondants affirment ne jamais avoir franchi leur budget pour ne pas rater une sortie, une proportion qui atteint 35 % en région Provence-Alpes-Côte d’Azur et 32 % en Occitanie.
En moyenne, les jeunes déclarent dépasser leur budget dédié aux sorties de 80 euros par mois. Parmi ceux concernés, la moitié dépassent leur budget d’au moins 60 euros et les trois quarts de plus de 100 euros. Sur une année, ces dépassements peuvent représenter près de 1 000 euros non épargnés ni investis.
Certaines périodes de l’année sont identifiées comme plus propices aux dépenses impulsives. Les vacances arrivent en tête : 37 % des jeunes estiment que c’est à ce moment que leur budget est le plus fragilisé. Les périodes de fêtes sont citées par 28 % des répondants, et les soldes par 25 %.
D’autres facteurs influencent également les comportements de consommation : 18 % déclarent dépenser davantage juste après avoir été payés, et 13 % indiquent le faire lorsqu’ils sont de bonne humeur.
Selon les données internes de Plum, les principales catégories de dépenses mensuelles des 18-24 ans sont les courses alimentaires, les sorties au restaurant et l’achat de vêtements et accessoires. Chez les 25-34 ans, les sorties au restaurant et les repas à l’extérieur arrivent en tête, suivis des courses alimentaires puis des vêtements.
Les 18-24 ans dépensent en moyenne 61 euros par mois en restaurants et sorties festives. Chez les 25-34 ans, ce montant atteint 175 euros par mois en moyenne. Ces dépenses, additionnées aux dépenses saisonnières telles que les vacances ou les fêtes, pèsent sur la capacité d’épargne.
L’étude révèle également que 64 % des jeunes Français déclarent avoir déjà regretté un achat. Parmi eux, 27 % indiquent regretter un achat une à deux fois par mois, 15 % au moins une fois par semaine et 10 % plusieurs fois par semaine.
Selon Plum, ces comportements peuvent compliquer la mise en place d’une épargne régulière. L’étude souligne que l’automatisation de l’épargne peut constituer un levier pour aider les jeunes à mettre de l’argent de côté sans arbitrer en permanence entre dépenses immédiates et constitution d’une épargne.
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