L’Institut de la Transition foncière a publié une note d’analyse consacrée à l’emprise foncière des infrastructures de transport en France. L’étude examine dans quelle mesure une évolution des politiques de mobilité pourrait contribuer à la décarbonation des usages tout en favorisant la préservation et la restauration des sols.
Selon cette analyse, les infrastructures de transport constituent un facteur majeur d’artificialisation des sols. Elles couvrent environ 3 % du territoire français et représentent 26 % des surfaces artificialisées, notamment à travers les routes, parkings et places de stationnement.
L’étude souligne également l’existence de surfaces jugées surdimensionnées ou sous-utilisées, susceptibles de constituer un potentiel de renaturation. À titre d’exemple, l’ensemble des aérodromes civils et privés présents en France, soit environ 300 sites, occupe une surface totale de 14 300 hectares.
L’Institut estime par ailleurs que la renaturation de 1 % par an des surfaces revêtues par les infrastructures de transport permettrait de libérer environ 140 000 hectares en dix ans. À titre de comparaison, l’enveloppe nationale d’artificialisation des sols autorisée jusqu’en 2031 est fixée à 120 000 hectares.
La note conclut qu’une réorganisation du système de mobilités, incluant une réduction de la place de la voiture individuelle et un développement des mobilités actives et des transports en commun, pourrait contribuer à préserver ou restaurer les sols.
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