Immobilier : un marché stable au printemps 2026, selon le baromètre SeLoger–Meilleurs Agents

Le baromètre national des prix de l’immobilier publié en mars 2026 met en évidence un marché marqué par une stabilisation progressive après deux années de fortes variations liées à la remontée des taux d’intérêt. Les prix évoluent peu en ce début d’année, avec de légères hausses dans certaines zones et de faibles reculs ailleurs, dans un contexte conforme à la saisonnalité habituelle du marché immobilier.

Au 1er mars 2026, le prix moyen en France atteint 3 124 euros par mètre carré, soit une baisse de 0,1 % sur un mois mais une progression de 0,9 % sur un an. À Paris, le prix moyen s’établit à 9 739 euros par mètre carré, en hausse de 0,2 % sur un mois et de 1,9 % sur un an.

Des évolutions contrastées dans les grandes villes

Les dynamiques varient selon les territoires. Parmi les grandes villes françaises, certaines enregistrent une hausse des prix sur un an, comme Bordeaux (+4,5 %), Lille (+4 %) ou Paris (+1,9 %), tandis que d’autres connaissent un recul, notamment Montpellier (-3,1 %), Nantes (-3,1 %) ou Lyon (-1,6 %).

Les zones rurales poursuivent quant à elles leur progression, avec une hausse de 2,6 % sur un an, confirmant un mouvement observé depuis plusieurs années.

Des taux d’intérêt appelés à rester stables

Le baromètre souligne que les taux d’intérêt immobiliers devraient rester globalement stables au premier semestre 2026, dans un contexte d’inflation maîtrisée et d’anticipations économiques plus lisibles. Une baisse modérée au second semestre reste toutefois envisageable si les conditions monétaires internationales évoluent dans ce sens.

Cette stabilisation constitue un environnement plus prévisible pour les ménages, après une période marquée par de fortes incertitudes autour du crédit immobilier.

L’allongement de la durée du crédit comme levier de pouvoir d’achat

Dans ce contexte, l’un des principaux leviers permettant d’augmenter le pouvoir d’achat immobilier consiste à allonger la durée d’emprunt. Passer d’un crédit de 20 à 25 ans permettrait ainsi de gagner en moyenne 10 m² de surface supplémentaire pour un projet immobilier, à mensualité équivalente.

Avec un prix moyen national de 3 124 euros par mètre carré, un ménage pourrait acquérir environ 71 m² sur 20 ans contre 81 m² sur 25 ans, soit l’équivalent d’une pièce supplémentaire. Cette stratégie permettrait également d’augmenter la capacité d’emprunt d’environ 32 691 euros, soit près de 14 % de plus.

Un gain de surface qui implique un coût plus élevé

Cet arbitrage comporte cependant un coût significatif. L’allongement de la durée du crédit entraîne environ 43 370 euros d’intérêts supplémentaires, soit une hausse de plus de 50 % du coût total du crédit.

Les ménages doivent ainsi arbitrer entre un gain immédiat de surface et une charge financière plus importante sur la durée. Dans un contexte où les prix pourraient repartir légèrement à la hausse au printemps, différer un projet immobilier pourrait également réduire progressivement le pouvoir d’achat immobilier à conditions de financement constantes.

Une analyse fondée sur un large volume de données

Le baromètre repose sur les transactions communiquées par plus de 30 000 agences immobilières, couvrant en moyenne plus de 30 % des transactions nationales, complétées par des bases de données publiques et notariales. Les indices utilisés permettent de suivre l’évolution des prix dans plusieurs segments du marché, notamment Paris, les grandes villes, les zones rurales et l’ensemble du territoire.


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