L’association Adie en Île-de-France a accompagné et financé 4 856 personnes en 2025, soit une progression de 4,4 % sur un an. Dans un contexte de remontée du chômage, ces résultats confirment le rôle du microcrédit et de l’entrepreneuriat comme levier d’insertion économique, en particulier dans les zones les plus fragiles.
En 2025, Adie Île-de-France a soutenu 4 856 personnes, dont 4 212 entrepreneurs (+4,1 %) et 644 bénéficiaires accompagnés pour des besoins de mobilité liés à l’emploi salarié (+5,9 %). Au total, 6 247 financements ont été accordés, pour un montant de 23 222 270 euros.
Le profil des bénéficiaires illustre le positionnement de l’association : 54 % des entrepreneurs financés vivaient sous le seuil de pauvreté, contre 15,4 % en moyenne nationale, et 48 % percevaient des minima sociaux avant la création de leur activité, contre 7 % au niveau national.
L’impact de ces dispositifs est également mesuré dans la durée. En Île-de-France, 80 % des entreprises financées sont encore en activité trois ans après leur création, contre 63 % pour les entreprises individuelles au niveau national. Par ailleurs, 95 % des personnes accompagnées accèdent à une insertion professionnelle durable, avec un taux de sortie des minima sociaux de 60 %. Selon une étude d’impact SROI réalisée en 2025, chaque euro investi dans l’association génère 4,94 euros pour la collectivité au bout de deux ans.
Ces résultats interviennent dans un contexte de hausse du chômage en Île-de-France, qui atteint 7,6 % fin 2025, soit une augmentation de 0,6 point sur un an selon l’Insee.
« La croissance de notre activité montre que le travail engagé dans le cadre de notre plan stratégique 2025-2027 porte déjà ses fruits. Notre ambition est claire : continuer de développer l’accès au microcrédit dans la région », explique Grégoire Héaulme, directeur régional de l’Adie en Île-de-France.
Les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) constituent un axe central de développement pour l’association. Dans ces territoires, le nombre d’entrepreneurs est cinq fois inférieur à la moyenne nationale, alors même que l’envie de créer une entreprise y est plus forte.
Dans le cadre de son plan stratégique 2025-2027, Adie s’est fixé un objectif national de 15 000 entrepreneurs financés en QPV d’ici 2027, dont 3 480 en Île-de-France. En 2025, l’association a financé 1 422 entrepreneurs dans ces quartiers franciliens, soit une progression de 26 % par rapport à 2024.
Cette montée en puissance s’inscrit notamment dans le programme « Entrepreneuriat Quartiers 2030 », porté par Bpifrance. Elle s’est traduite par le recrutement de quatre conseillers supplémentaires, le déploiement d’actions de proximité (notamment les « Vagues Adie » sur les marchés et dans les quartiers) et le lancement du prêt Jump, un prêt à taux zéro complémentaire au microcrédit professionnel, assorti d’un accompagnement renforcé.
En Île-de-France, 29 % des entrepreneurs accompagnés par l’association résident en QPV, alors que ces quartiers concentrent 13,7 % de la population régionale.
« En 2025, nous avons financé 1 422 entrepreneurs dans les quartiers prioritaires d'Île-de-France. (…) Notre engagement pour 2026 est de poursuivre cette montée en puissance », précise Grégoire Héaulme, évoquant un potentiel entrepreneurial encore largement sous-exploité parmi les 1,7 million d’habitants répartis dans près de 300 QPV franciliens.
Pour soutenir cette dynamique, l’association s’appuie également sur le développement de son réseau de bénévoles. En 2025, les actions de sensibilisation menées en Centre-Val de Loire ont permis de faire passer ce réseau de 24 à 42 bénévoles.
Ce renforcement s’inscrit dans une stratégie d’élargissement des profils et des missions, afin de permettre à chacun de s’engager selon ses compétences, sa disponibilité et ses attentes. Ce levier est présenté comme un élément structurant pour accompagner l’extension des actions de terrain et soutenir les ambitions de l’association dans les années à venir.
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