À moins de deux mois des élections municipales, la question du stationnement s’impose comme un sujet central dans les débats sur l’aménagement urbain. Places en voirie, circulation, accès aux commerces, sécurité ou encore prix du stationnement figurent parmi les préoccupations des habitants.
Une étude nationale réalisée par Ipsos pour Yespark Group, spécialiste du stationnement digital, met en lumière les attentes des automobilistes et les pistes d’action envisagées pour améliorer la gestion du stationnement dans les villes.
La diminution du nombre de places de stationnement dans la rue apparaît comme un sujet particulièrement clivant. Selon l’étude, 46 % des automobilistes considèrent que les villes devraient limiter le stationnement en voirie. Un tiers d’entre eux se disent favorables à une réduction ciblée, appliquée uniquement dans certains quartiers.
À l’inverse, 47 % des répondants expriment des réticences : 24 % souhaitent maintenir la situation actuelle tandis que 23 % estiment qu’il faudrait augmenter le nombre de places disponibles.
Ces résultats illustrent l’importance du stationnement dans les politiques locales d’aménagement urbain, notamment à l’approche des élections municipales.
Parmi les solutions évoquées pour améliorer la circulation, les parkings relais recueillent un soutien important. Trois automobilistes sur quatre considèrent qu’ils pourraient contribuer à réduire les embouteillages.
Pour les collectivités, ces infrastructures peuvent constituer un outil permettant de limiter la circulation dans les centres-villes tout en offrant aux automobilistes une alternative pour poursuivre leur trajet en transports en commun.
L’étude met également en évidence un potentiel encore peu exploité : celui des parkings souterrains privés, situés notamment dans les immeubles de bureaux ou les résidences.
Selon l’enquête, 67 % des Français se déclarent favorables à l’ouverture de ces parkings au public afin d’augmenter l’offre de stationnement disponible en ville.
Toutefois, plusieurs conditions apparaissent nécessaires pour encourager cette solution. Le prix constitue le principal frein, cité par 64 % des répondants, suivi des questions de sécurité (34 %).
Ces résultats soulignent l’importance d’une politique publique visant à améliorer l’accessibilité de ces infrastructures tout en garantissant des conditions d’utilisation claires et sécurisées.
Au-delà de ces enjeux, les automobilistes évoquent également des obstacles pratiques pouvant limiter l’utilisation des parkings, comme la difficulté de manœuvre (25 %) ou la perception d’une offre insuffisante (18 %).
Trois facteurs apparaissent toutefois déterminants pour inciter les conducteurs à privilégier les parkings plutôt que la voirie :
un tarif attractif (42 %) ;
une sécurité renforcée (37 %) ;
une accessibilité permanente, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 (35 %).
À horizon 2036, les Français anticipent une transformation importante des modes de déplacement, avec une diminution du recours à la voiture individuelle et une utilisation plus fréquente du covoiturage et des transports publics.
Dans cette perspective, la gestion du stationnement apparaît comme un levier majeur de l’organisation des mobilités urbaines, aux côtés des politiques de circulation et de transport.
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