La Direction générale de l’armement a franchi une étape importante dans la modernisation des moyens de surveillance et d’intervention de la Marine nationale en signant, fin décembre 2025, deux contrats structurants dans le cadre du programme « Système de drones aériens de la Marine ». Ces accords conclus avec Naval Group et Airbus Helicopters visent à « équiper la Marine nationale de drones tactiques aériens embarqués » et à renforcer durablement ses capacités opérationnelles.
Un premier contrat, signé le 29 décembre 2025, porte sur « l’acquisition et l’intégration sur frégates d’une capacité de reconnaissance navale dronisée légère » reposant sur les drones CAMCOPTER® S-100 F. Le second, conclu le 30 décembre 2025, concerne « l’acquisition de six drones aériens VSR700 », développés par Airbus Helicopters avec le concours du ministère des Armées. Selon la déclaration de la DGA, ces équipements s’inscrivent pleinement dans les objectifs fixés par la loi de programmation militaire 2024-2030, qui prévoit que « dix systèmes seront livrés d’ici 2030 à la Marine nationale ».
Les drones aériens embarqués doivent apporter « une contribution significative aux différents domaines d’intervention aéronavale » en offrant « une autonomie accrue d’appréciation des situations tactiques », tout en maintenant les aéronefs habités à distance des menaces, selon les informations communiquées.
Concernant les CAMCOPTER® S-100 F, le programme prévoit l’acquisition de cinq systèmes de drones à décollage vertical, déjà utilisés sur les porte-hélicoptères amphibies français. Selon le communiqué, ces drones « permettent d’étendre la capacité de surveillance des navires au-delà de l’horizon », avec « une capacité de vol de l’ordre de six heures et une charge utile maximale de 50 kg ». Naval Group assurera « la fourniture des systèmes ainsi que leur intégration physique et fonctionnelle sur les frégates multi-missions », les appareils étant équipés « d’un capteur optique champ large et d’une boule optronique gyrostabilisée ». Les premières livraisons sont annoncées « dès 2026 ».
Le second volet du programme concerne le VSR700, un drone à voilure tournante de longue endurance. Selon la déclaration officielle, il s’agit d’« un système multi-missions dérivé de l’hélicoptère léger Cabri G2 », capable d’atteindre « une endurance de huit heures » et d’embarquer « jusqu’à 220 kg de charge utile ». Il sera doté « d’un radar de patrouille maritime français de la société DIADES et d’une boule optronique gyrostabilisée ». Ces drones, intégrés progressivement sur les bâtiments ravitailleurs de forces, « accompagneront le groupe aéronaval formé autour du porte-avions Charles de Gaulle ».
À travers ces deux contrats, la DGA confirme la montée en puissance des capacités de drones embarqués de la Marine nationale, en s’appuyant sur des solutions industrielles françaises et européennes destinées à répondre aux exigences opérationnelles des décennies à venir.
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