Bouygues Telecom, Iliad (maison mère de Free) et Orange ont annoncé entrer en négociations exclusives avec le groupe Altice France en vue de l’acquisition de SFR. Cette opération, valorisée à 20,35 milliards d’euros, intervient à l’issue d’un processus de due diligence engagé en 2026 et reste soumise à plusieurs conditions, notamment réglementaires.
À l’issue de l’analyse approfondie des actifs d’Altice France, les trois opérateurs ont remis une nouvelle offre portant sur une valeur d’entreprise de 20,35 milliards d’euros pour les actifs concernés.
Altice France a accordé au consortium une période d’exclusivité jusqu’au 15 mai 2026 afin de finaliser les termes et la documentation de la transaction. À ce stade, aucune certitude n’est donnée quant à la réalisation effective de l’opération.
Le périmètre envisagé couvre la majorité des actifs de SFR, à l’exception de certaines participations, notamment dans ACS/Intelcia, XP Fibre, UltraEdge et Altice Technical Services, ainsi que les activités du groupe dans les départements et régions d’outre-mer.
Le projet prévoit une répartition des activités de SFR entre les membres du consortium selon leurs positionnements respectifs.
L’activité et la clientèle B2B seraient reprises par Bouygues Telecom, tandis que les activités B2C seraient partagées entre Bouygues Telecom, Free-Groupe iliad et Orange. Les autres actifs, incluant notamment les infrastructures et les fréquences, seraient également répartis entre les trois opérateurs.
Une exception concerne le réseau mobile de SFR en zone non dense, qui serait repris par Bouygues Telecom.
La répartition financière de l’opération serait, quant à elle, de l’ordre de 42 % pour Bouygues Telecom, 31 % pour Free-Groupe iliad et 27 % pour Orange.
Dans un marché des télécommunications décrit comme mature, les trois groupes mettent en avant les objectifs industriels de l’opération. Celle-ci viserait à renforcer les investissements dans les réseaux très haut débit, la cybersécurité, ainsi que dans l’innovation et les nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle.
Le projet est également présenté comme un moyen de consolider la maîtrise d’infrastructures jugées stratégiques et de préserver un environnement concurrentiel au bénéfice des consommateurs.
Les acteurs évoquent par ailleurs une opération « socialement responsable », avec l’objectif de pérenniser et renforcer l’ensemble du secteur des télécommunications et de l’économie numérique en France.
Avant toute finalisation, l’opération devra faire l’objet d’une consultation des instances représentatives du personnel concernées. Elle sera ensuite soumise aux autorisations des autorités compétentes, notamment dans le cadre du contrôle des concentrations.
Ces différentes étapes conditionnent la réalisation du projet, qui reste à ce stade incertain malgré l’entrée en négociations exclusives.
à partir de 3,00 € par mois
pour un accès intégral au site et à nos services
0 COMMENTAIRE(S)