Les dépenses de facility management poursuivent leur progression en France, mais à un rythme contenu. Selon une récente étude, le marché affiche une croissance inférieure à celle de l’inflation sur la période 2019-2024, confirmant la capacité du secteur à s’adapter dans un contexte économique contraint.
Les dépenses de facility management des entreprises et des établissements publics français ont atteint un niveau significatif, évalué à "102 milliards d’euros en 2024, dont 16 milliards d’euros externalisés auprès de prestataires spécialisés", selon les données présentées dans cette analyse prospective. Une part importante de ces dépenses concerne le secteur public et les grandes infrastructures, puisqu’"un quart des montants engagés est lié aux services publics et aux infrastructures telles que les gares et les aéroports", selon la même source. Le reste se répartit de façon relativement équilibrée entre bureaux, sites industriels, entrepôts, commerces et lieux recevant du public comme les cinémas, musées ou stades.
Sur les cinq dernières années, la dynamique du marché a été marquée par des évolutions structurelles profondes. La progression des dépenses s’explique à la fois par "l’accroissement du parc immobilier non résidentiel" et par "l’augmentation du coût du facility management au mètre carré", selon l’étude. Le recul de l’immobilier commercial et l’apparition de friches tertiaires, liées notamment à la généralisation du télétravail, ont été compensés par "la création continue de nouveaux centres logistiques et de data centers", selon les mêmes éléments. Parallèlement, la montée en puissance des enjeux environnementaux et des innovations technologiques dédiées à l’amélioration de l’expérience utilisateur a contribué à tirer les coûts vers le haut, compensant la pression sur les prix des prestations de base dans certains segments en difficulté.
Les perspectives à moyen terme apparaissent favorables pour le secteur. À l’horizon 2030, "les dépenses de facility management devraient rester orientées à la hausse", portées davantage par "la complexité technique croissante des prestations, le besoin d’expertise et de pilotage" que par l’augmentation des surfaces immobilières, selon l’analyse. Les acteurs du secteur sont ainsi appelés à faire évoluer leurs offres afin d’accompagner leurs clients vers "une gestion plus durable et plus intelligente des bâtiments", tout en intégrant de manière accrue les enjeux de confort et d’expérience des occupants.
Dans ce contexte, la qualité de vie au travail s’impose progressivement comme un levier stratégique. Elle devient "un facteur clé pour attirer et retenir les talents", renforçant le rôle du facility management comme "un pilier stratégique des organisations", selon les conclusions de l’étude.
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