L’année 2025 s’est inscrite comme une période de résistance pour l’immobilier d’entreprise en France, dans un environnement économique et géopolitique marqué par de fortes incertitudes. Malgré un contexte qualifié de “chaotique au niveau diplomatique, tant au niveau national qu’international”, l’activité du secteur a tenu, portée par une conjoncture monétaire redevenue plus favorable, selon les éléments communiqués.
Avec une inflation contenue à “+0,8 %” et une croissance du PIB estimée à “+0,9 % en 2025”, les entreprises ont poursuivi leurs arbitrages immobiliers, désormais centrés sur “l’optimisation de leurs locaux”, tandis que les investisseurs ont renforcé leur sélectivité, “attentifs à la pertinence des actifs à acquérir”, selon le communiqué.
Le résidentiel opéré s’est distingué comme l’un des moteurs de l’investissement. Le secteur a totalisé “4,2 milliards d’euros investis en 2025”, avec une dynamique particulièrement marquée pour les résidences étudiantes, qui ont représenté “1,7 milliard d’euros” à la faveur de la cession de grands portefeuilles. Cette appétence confirme, selon la communication, le potentiel du living sector, dans un contexte où “le logement classique reste limité en raison d’une offre réduite”.
Du côté de la logistique, le marché locatif a retrouvé de l’élan en fin d’année, permettant d’atteindre “3,2 millions de m² placés”, un niveau proche de la moyenne décennale. L’offre immédiate demeure toutefois élevée, à “6,8 millions de m²”, tandis que l’investissement direct s’est établi à “2,7 milliards d’euros”, pénalisé par des opérations majeures non abouties. Les data centers, quant à eux, poursuivent leur montée en puissance, avec “+33 % de puissance mégawatt en 2024” et une projection de “500 unités en 2030”, selon le communiqué, même si les acquisitions restent encore limitées.
Le commerce a affiché des signaux plus encourageants. À Paris, la vacance commerciale a reculé à “5,8 %”, et même à “4,5 % pour les artères prime”, soutenues notamment par le secteur du luxe avec “30 ouvertures en 2025”. Cette tension sur les surfaces de qualité a contribué à soutenir les valeurs locatives dans les emplacements les plus recherchés. Les investissements ont progressé à “3 milliards d’euros”, en hausse de “12 % sur un an”, portés par les fonds et les investisseurs privés ciblant des actifs haut de gamme.
Le marché des bureaux en Île-de-France reste plus contrasté. La demande placée a reculé à “1,6 million de m²”, tandis que la vacance a continué de progresser, atteignant “11,2 % en moyenne”, avec “6,2 millions de m² disponibles”. Les investisseurs sont restés prudents, concentrant leurs acquisitions sur Paris QCA, qui a capté “53 % du volume francilien”, selon les données communiquées. Cette phase d’ajustement ouvre toutefois des perspectives, l’année 2026 étant perçue comme “propice pour cibler des opportunités value-add dans des localisations prime”.
Pour 2026, les perspectives apparaissent à la fois prudentes et confiantes. Les fondamentaux économiques sont jugés “solides et légèrement mieux orientés”, même si la sélectivité géographique et sectorielle devrait rester déterminante. Les intentions d’investissement sont “orientées à la hausse” et la France se positionne comme “la 3? localisation la plus recherchée”, selon le communiqué, laissant envisager un volume d’investissement compris entre “23 et 25 milliards d’euros”.
Cette lecture est partagée par Vincent Bollaert, qui estime que “les marchés immobiliers français ont su montrer leur résilience en 2025, malgré un contexte économique mondial incertain”, ajoutant, selon sa déclaration, que “les perspectives pour 2026 reposent sur des fondamentaux solides et une sélectivité géographique accrue”.
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