La PrEP injectable arrive en France et change la donne dans la prévention du VIH

La prévention du VIH franchit une nouvelle étape avec l’arrivée en France de la PrEP injectable à base de cabotégravir (Apretude). Administrée tous les deux mois, cette innovation thérapeutique vient compléter les dispositifs existants et renforcer la stratégie nationale visant à éliminer le VIH à l’horizon 2030.

Une stratégie de prévention désormais multi-outils

La lutte contre le VIH repose aujourd’hui sur une approche combinée, articulée autour de plusieurs leviers : préservatif, dépistage régulier, traitement post-exposition (TPE), traitement des personnes vivant avec le VIH pour empêcher la transmission et PrEP.

Dans ce cadre, la Direction générale de la santé poursuit ses efforts pour améliorer l’accès à ces outils et réduire les inégalités sociales et territoriales, conformément à la Stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030.

Une innovation pour toucher de nouveaux publics

Déployée en France depuis 2016 sous forme orale, la PrEP a déjà contribué à faire reculer les nouvelles infections. L’introduction d’une version injectable marque une évolution importante.

Administré par injection intramusculaire tous les deux mois, le cabotégravir constitue une alternative pour les personnes qui rencontrent des difficultés avec la prise quotidienne de comprimés ou pour lesquelles la discrétion du traitement est un enjeu.

Ce nouveau dispositif cible notamment des publics encore insuffisamment couverts, parmi lesquels :

  • les femmes, qui ne représentent que 6 % des personnes sous PrEP en France

  • les personnes éloignées du système de soins

  • les publics en situation de vulnérabilité ou à risque d’inobservance

  • les patients présentant des contre-indications à la PrEP orale

L’objectif est de diversifier les modalités de prévention afin de renforcer l’équité d’accès et l’efficacité globale du dispositif.

Un déploiement encadré et accompagné

L’introduction de la PrEP injectable s’accompagne d’un cadre structuré pour les professionnels de santé. Un guide a été élaboré par la Société Française de Lutte contre le Sida (SFLS), détaillant les indications, les modalités d’initiation, les exigences de suivi et les conditions de prescription.

Des outils opérationnels complètent ce dispositif, incluant :

  • une application pour planifier les injections

  • des fiches pratiques pour les professionnels de santé

  • des ressources d’information pour les patients

  • un accompagnement via les Comités régionaux de santé sexuelle (CoReSS)

Une prescription ouverte, sous expertise médicale

La prescription de la PrEP injectable est accessible aux médecins de ville expérimentés dans la prise en charge du VIH. Les praticiens sont invités à s’appuyer sur les réseaux régionaux pour garantir un suivi coordonné et sécurisé des patients.

Le déploiement de cette innovation nécessite en effet une organisation rigoureuse, notamment en matière de dépistage régulier, de suivi clinique et de maintien dans le parcours de soins.

Un levier supplémentaire vers l’objectif 2030

Avec l’arrivée du cabotégravir injectable, la France dispose désormais d’un outil supplémentaire pour renforcer sa stratégie de prévention du VIH.

Cette avancée s’inscrit dans une logique de diversification des réponses sanitaires, visant à mieux couvrir les populations à risque et à accélérer la réduction des nouvelles infections sur le territoire.


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