Une nouvelle opération de mise à l’abri a été menée mardi 20 janvier 2026 dans plusieurs arrondissements parisiens, afin de venir en aide à des personnes dormant à la rue. L’intervention s’est déroulée au niveau de la promenade urbaine, dans les 10e, 18e et 19e arrondissements, “selon la préfecture de la région d’Île-de-France, préfecture de Paris”, avec le concours opérationnel de la préfecture de Police.
Au total, “136 personnes ont été prises en charge et orientées sur le principe du volontariat vers des structures d’accueil temporaires”, selon le communiqué. Parmi elles, “46 personnes ont été dirigées vers des structures d’accueil temporaires en Île-de-France”, tandis que “85 personnes ont été orientées vers des structures d’accueil temporaires en région hors Île-de-France”. Par ailleurs, “cinq personnes, usagers de drogue ou particulièrement vulnérables, ont été prises en charge dans des structures adaptées”, selon la même source.
Cette opération s’inscrit “dans le cadre de la mobilisation constante de l’État pour accompagner les personnes les plus vulnérables”, est-il indiqué. L’accueil dans ces structures doit permettre “de proposer un hébergement stable ainsi qu’un accompagnement social et administratif”, afin d’orienter ensuite les personnes accueillies “vers une structure d’hébergement ou de logement adaptée à leur situation et à leurs vulnérabilités”, selon le communiqué.
Comme lors des précédentes interventions, “des places ont été proposées à l’ensemble des personnes rencontrées”, notamment grâce “au dispositif d’orientation en région hors Île-de-France, constitué par les SAS région”, selon les autorités. Ces structures permettent “d’offrir un toit et une évaluation de la situation administrative”, avant de proposer, à l’issue d’un séjour de trois semaines, “des solutions d’hébergement ou de logement adaptées”.
Plus largement, cette action s’inscrit dans un contexte de forte tension sociale. “Chaque nuit en Île-de-France, plus de 115 000 personnes en situation de précarité bénéficient d’une prise en charge par l’État au titre de l’hébergement d’urgence et du dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile”, selon les chiffres communiqués. Parmi elles, “46 800 sont accueillies à Paris”, un niveau en hausse de 40 % en six ans, illustrant l’ampleur et la persistance des besoins.
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