Alors que l’Assemblée nationale doit prochainement se prononcer sur les motions de censure consécutives au recours au 49-3, l’adoption du projet de loi de finances pour 2026 semble désormais acquise. Une stabilité budgétaire jugée nécessaire pour l’économie française, mais qui ne dissipe pas les inquiétudes d’une partie essentielle du tissu économique. Selon la SDI, ce budget laisse de côté la question centrale de la confiance, en particulier pour les travailleurs indépendants, les artisans, les commerçants et les dirigeants de très petites entreprises.
Selon le communiqué, « la stabilité budgétaire demeure une nécessité car l’économie française a besoin d’un cadre financier et les entreprises ont besoin de visibilité ». Mais cette adoption ne répond pas, selon l’organisation, à la crise de fond traversée par l’économie de proximité. D’après la dernière enquête du SDI, « l’année 2025 a été marquée par des pics historiques de défaillances d’entreprises et de cessations volontaires d’activité », révélant un découragement profond et durable, bien au-delà de simples difficultés conjoncturelles. Les perspectives pour 2026 apparaissent, selon les indicateurs disponibles, « au moins aussi dégradées ».
Le budget est ainsi jugé insuffisant face aux fragilités des TPE. Selon la déclaration de l’organisation, « il ne propose ni cap clair, ni mesures de simplification significatives, ni allègement crédible des contraintes fiscales, sociales et administratives » qui pèsent sur les plus petites structures. Le SDI alerte également sur les effets indirects des surtaxes visant les grandes entreprises. Présentées comme neutres pour l’économie de proximité, elles risqueraient en réalité, « selon le communiqué », d’être répercutées sur les sous-traitants et fournisseurs, composés majoritairement d’indépendants et de TPE.
Cette situation accentuerait ce que le SDI qualifie « d’asphyxie silencieuse des dirigeants ». Selon la dernière enquête de l’organisation, « les entreprises de proximité évoluent déjà avec des marges fortement contraintes », absorbant les hausses de coûts au détriment de la rémunération des dirigeants eux-mêmes. Toute pression supplémentaire sur les prix ou les délais de paiement fragiliserait directement leur viabilité économique.
Dans ce contexte, le SDI appelle à une reconnaissance plus forte du rôle des entreprises de proximité dans l’économie réelle. Selon la déclaration de Marc Sanchez, « l’adoption du budget ne saurait suffire à enrayer l’actuelle spirale de défiance et de découragement ». Il ajoute que « sans confiance, il n’y a ni investissement, ni embauche, ni transmission d’entreprise », estimant que le gouvernement devra « corriger le cap et replacer les indépendants et les TPE au cœur de la stratégie économique nationale » pour éviter que le décrochage observé ces dernières années ne s’installe durablement, au détriment de l’emploi et de la production de proximité.
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