Avec 22,4 milliards d’euros d’exportations en 2025, la cosmétique demeure le deuxième secteur exportateur français. Dans un contexte de renforcement des normes et de diversification des cadres réglementaires à l’international, près de 400 professionnels sont attendus à Paris les 1er et 2 avril 2026 pour le Congrès réglementaire COSMED.
Un pilier du commerce extérieur en phase de ralentissement
En l’espace de vingt-cinq ans, les exportations françaises de produits cosmétiques ont plus que triplé, passant de 7 à 22,4 milliards d’euros. Cette progression a permis au secteur de s’imposer comme l’un des plus dynamiques du commerce extérieur français.
Après plusieurs années de croissance soutenue, la filière enregistre toutefois un ralentissement au cours de la dernière année. Cette évolution s’inscrit dans un environnement marqué à la fois par une intensification de la concurrence internationale et par une complexification des exigences réglementaires.
Des marchés internationaux aux exigences différenciées
La mondialisation du secteur expose les entreprises à des cadres réglementaires hétérogènes selon les zones géographiques. Le Congrès réglementaire COSMED consacre plusieurs sessions à l’analyse de marchés stratégiques tels que la Chine, les États-Unis et les pays du Golfe.
Ces régions représentent des débouchés importants pour les entreprises françaises, mais impliquent des contraintes spécifiques en matière de conformité, de procédures douanières et d’enregistrement des produits. La participation d’acteurs internationaux, dont l’autorité de la Communauté andine et l’association japonaise JCIA, doit également permettre d’apporter un éclairage sur les évolutions observées dans d’autres régions du monde.
PFAS : une nouvelle contrainte réglementaire structurante
L’entrée en vigueur, le 1er janvier 2026, de la loi française encadrant les PFAS constitue un enjeu central pour la filière. Ce cadre réglementaire impose désormais des seuils de concentration à respecter dans les produits cosmétiques, qu’il s’agisse de substances ajoutées intentionnellement ou de traces issues des eaux de process, des procédés de fabrication, des emballages ou des matières premières.
Une table ronde réunissant industriels, experts scientifiques et laboratoires d’analyse doit permettre d’examiner les méthodes d’identification de ces substances ainsi que les solutions de mise en conformité.
Un espace d’échanges pour anticiper les évolutions du secteur
Le congrès prévoit plusieurs tables rondes réunissant autorités, industriels et experts internationaux, en complément des conférences techniques. Ces échanges visent à analyser les évolutions réglementaires et leurs implications pour les entreprises.
L’objectif est de permettre aux professionnels de la filière de mieux anticiper les transformations du cadre normatif et d’adapter leurs stratégies de développement à l’international.
à partir de 3,00 € par mois
pour un accès intégral au site et à nos services
0 COMMENTAIRE(S)