Le gouvernement a décidé de faire évoluer en profondeur les règles d’attribution des aides à l’achat de pompes à chaleur individuelles afin de renforcer à la fois la transition énergétique et la souveraineté industrielle. Les ministres de l’Économie et de l’Industrie ont annoncé que « les conditions d’aides à l’achat de pompes à chaleur individuelles seront désormais liées à la performance environnementale et à la production en Europe ».
Cette orientation s’inscrit dans le plan d’action national lancé en 2024 pour accélérer le déploiement des pompes à chaleur dans les logements individuels. Selon la déclaration gouvernementale, « l’électrification du chauffage et de la climatisation permet de réduire la dépendance française aux énergies fossiles tout en améliorant le confort des ménages ». Les pouvoirs publics rappellent que ce soutien repose notamment sur des dispositifs existants comme « MaPrimeRénov’ et les certificats d’économie d’énergie », destinés en priorité aux ménages modestes.
Afin de mieux cibler les aides publiques, le gouvernement entend désormais privilégier les équipements répondant à des exigences renforcées. « Seules les pompes à chaleur agréées par l’État, répondant à des critères de qualité et produites en Europe bénéficieront d’une aide plus importante », via une bonification spécifique des certificats d’économie d’énergie. Une consultation publique a été ouverte sur les projets de textes réglementaires, tandis qu’« une plateforme permettant aux fabricants de déposer leurs demandes d’agrément a été mise en ligne ».
La montée en puissance de ce dispositif sera progressive. « La liste des modèles agréés sera publiée en juillet 2026 » et « la bonification, qui existe déjà aujourd’hui, sera conditionnée à la préférence européenne à partir de septembre 2026 ». L’exécutif entend ainsi envoyer un signal clair aux industriels et aux consommateurs en faveur d’une production locale et plus vertueuse sur le plan environnemental.
Cette réforme confirme, « le soutien à la préférence européenne au service de la production industrielle et de la transition écologique », ainsi que la volonté de « développer en France les industries vertes ». Sébastien Martin souligne ainsi, selon sa déclaration, que « les aides doivent soutenir des équipements performants, mais aussi des industriels européens qui produisent, investissent et créent de l’emploi ici », affirmant un choix présenté comme à la fois stratégique et nécessaire.
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