À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, SADE, filiale du groupe NGE spécialisée dans le cycle de l’eau, annonce la création d’AquaEnergia. Cette initiative vise à proposer une nouvelle approche de gestion des infrastructures hydrauliques, fondée sur la performance hydrique et énergétique.
Une réponse aux fragilités structurelles des réseaux d’eau
La gestion de l’eau en France est confrontée à plusieurs défis, notamment le vieillissement des réseaux, les pertes liées aux fuites et les effets des aléas climatiques. Ces facteurs fragilisent à la fois la ressource, les territoires et les finances publiques.
Pour y répondre, SADE et plusieurs entités du groupe NGE ont regroupé leurs expertises au sein d’AquaEnergia, un groupement d’intérêt économique. Cette structure vise à proposer une approche intégrée associant ingénierie, travaux, exploitation et services, avec pour objectif d’améliorer durablement la performance des réseaux.
Un modèle contractuel basé sur la performance évalué sur le terrain
Dans le cadre de cette démarche, une évaluation socio-économique et environnementale a été réalisée sur les réseaux d’assainissement. Confiée au cabinet indépendant Citizing, cette étude compare un modèle contractuel classique fondé sur des moyens à un modèle reposant sur des objectifs de résultats, avec une rémunération indexée sur des indicateurs mesurables.
Selon cette analyse, ce modèle pourrait générer jusqu’à 2,4 euros de valeur socio-économique et environnementale pour chaque euro investi. Trois axes de performance ont été étudiés : l’amélioration du taux de renouvellement des réseaux, la réduction des émissions de sulfure d’hydrogène (H?S) et l’optimisation de la performance énergétique des réseaux, hors stations d’épuration.
Cette méthodologie est présentée comme transposable à d’autres infrastructures, notamment les réseaux d’eau potable.
"L’objectif est de transformer les réseaux en véritables actifs durables, capables de générer de la valeur pour les collectivités et les habitants", explique Muriel Albert, directrice des opérations d’AquaEnergia.
Des impacts économiques, environnementaux et sociaux identifiés
L’étude met en évidence plusieurs types de bénéfices. Sur le plan économique, elle souligne l’optimisation des coûts d’exploitation, l’allongement de la durée de vie des infrastructures et la réduction des volumes d’eaux parasites. Sur le plan environnemental, elle identifie une baisse des émissions de CO?, une amélioration de l’efficacité énergétique et une diminution du recours aux intrants chimiques.
Les impacts sociaux incluent une réduction des nuisances, une amélioration du cadre de vie et une diminution des risques pour les équipes d’exploitation.
"Cette étude montre que l’approche de contrat à impact peut devenir un levier stratégique pour transformer la manière dont les collectivités investissent et gèrent leurs réseaux", indique Julie de Brux, fondatrice du cabinet Citizing et directrice du pôle évaluation et mesure d’impact.
Un modèle appelé à se développer dans la gestion de l’eau
À la suite de ces résultats, AquaEnergia prévoit de poursuivre le déploiement de ce modèle contractuel, fondé sur la performance et l’atteinte d’objectifs mesurables. L’objectif est d’orienter les investissements vers des résultats concrets, de sécuriser les actions préventives dans la durée et de rendre plus lisible la valeur créée pour les collectivités.
Ce positionnement s’inscrit dans une volonté de faire évoluer les modalités de gestion des infrastructures liées au cycle de l’eau, dans un contexte de transformation des enjeux environnementaux et économiques.
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