Avec le retour des beaux jours, Paris s’impose une nouvelle fois comme un épicentre incontournable de la création artistique internationale. Du 9 au 12 avril, la foire Art Paris réinvestit le Grand Palais et rassemble « 165 exposants venus de 20 pays », confirmant l’attractivité mondiale de l’événement. En parallèle, la capitale propose une programmation muséale d’une rare densité, couvrant l’ensemble des périodes de l’histoire de l’art, de l’ancien au plus contemporain.
Du côté de l’art ancien, plusieurs institutions parisiennes mettent à l’honneur les grands maîtres. « Splendeurs du Baroque, Peintures de la Hispanic Society of America » réunit au Musée Jacquemart-André des œuvres majeures de Greco, Velázquez et Zurbarán. Le Musée Cognac-Jay s’attache quant à lui à « la diversité des représentations féminines au XVIIIe siècle », tandis que le Musée des Arts décoratifs plonge les visiteurs dans le quotidien d’un hôtel particulier avec « Une journée au XVIIIe siècle ».
L’art moderne occupe également une place centrale dans cette saison printanière. Le Musée de l’Orangerie consacre une exposition monographique à Henri Rousseau, dit « Le Douanier Rousseau », figure emblématique de l’art naïf en France. Le Musée d’Orsay propose une vaste rétrospective intitulée « Renoir et l’amour », tandis que le GrandPalaisRmn, en partenariat avec le Centre Pompidou, explore « les dernières années de création de Matisse entre 1941 et 1954 » à travers une approche pluridisciplinaire. Le Musée d’Art Moderne de Paris présente « la première rétrospective parisienne de Brion Gysin », figure associée à la Beat Generation, et le Musée Bourdelle accueille « les sculptures textiles de Magdalena Abakanowicz », artiste majeure de la scène polonaise du XXe siècle.
L’art contemporain n’est pas en reste. La Bourse de Commerce – Pinault Collection interroge « la notion de clair-obscur » à travers une sélection d’artistes allant de Pierre Huyghe à Bill Viola. La Fondation Cartier pour l’art contemporain retrace « quarante ans de création contemporaine » avec l’exposition Générale, présentée dans son nouvel écrin du Palais Royal signé Jean Nouvel. Le Musée national Picasso-Paris rend hommage au peintre américain Henry Taylor, tandis que le Grand Palais consacre une rétrospective à Nan Goldin, abordant son œuvre photographique et cinématographique.
Plusieurs lieux explorent également les dialogues et les nouvelles narrations artistiques. L’Institut Giacometti confronte l’œuvre de Huma Bhabha à celle d’Alberto Giacometti, selon le communiqué. Lafayette Anticipations présente « la première exposition personnelle à Paris de l’artiste vidéaste italien Diego Marcon », autour de son film Krapfen. Le Palais de Tokyo s’intéresse aux notions de vulnérabilité et de fragilité avec Pauline Curnier Jardin, tandis que la Fondation Pernod Ricard explore « l’argument du rêve » à travers les œuvres d’Amie Barouh et de Chloé Quenum. Le Petit Palais propose quant à lui une traversée des visages d’artistes « de Gustave Courbet à Annette Messager ».
Enfin, la photographie occupe une place de choix ce printemps. Selon le communiqué, le Jeu de Paume organise « la première exposition posthume de Martin Parr », réunissant 180 clichés sur l’absurdité du monde contemporain. La Maison Européenne de la Photographie consacre une exposition à Dana Lixenberg, tandis que le Bal présente « pour la première fois en France une rétrospective majeure de Guido Guidi ». À l’occasion de sa réouverture, le Centre culturel suisse. Paris dévoile « No Flowers » d’Akosua Viktoria Adu-Sanyah, une exposition qui interroge les liens entre photographie, intelligence artificielle et distorsions visuelles.
Par la richesse et la diversité de cette programmation, Paris confirme, selon le communiqué, son rôle de capitale mondiale de l’art, capable d’embrasser toutes les esthétiques et toutes les générations de créateurs au cœur d’un printemps particulièrement foisonnant.
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