Confrontée à une pénurie de main-d’œuvre persistante, à des difficultés croissantes de recrutement dans les métiers industriels et à un retard en matière de robotisation par rapport aux grandes puissances industrielles, la France voit une partie de l’avenir de son appareil productif dépendre de sa capacité à automatiser.
Sur le terrain, la robotisation apparaît comme une réponse aux tensions de recrutement et aux contraintes économiques, notamment dans l’industrie, la logistique et l’agriculture. Elle demeure toutefois perçue par une partie des acteurs comme une menace pour l’emploi, ce qui peut freiner son déploiement.
Gérald Lelong, Directeur Général de Forx, défend une approche centrée sur l’opérationnel. « Robotiser ne consiste pas à remplacer l’humain, mais à automatiser des tâches pénibles, répétitives ou difficiles à pourvoir. Sans cela, certaines activités ralentissent ou deviennent intenables économiquement », souligne-t-il.
Avec 186 robots pour 10 000 salariés, la France se situe en retrait par rapport à des pays comme l’Allemagne, le Japon ou la Corée du Sud. Ce décalage s’expliquerait moins par un manque de compétences que par un tissu industriel fragmenté, une maturité numérique inégale et des modèles économiques encore peu adaptés aux capacités d’investissement des entreprises.
Dans ce contexte, l’automatisation est présentée comme un outil de continuité et de sécurisation de l’activité, dans un environnement économique marqué par des contraintes de production et de recrutement accrues.
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