La France et la Norvège ont signé un protocole d’entente sur les métaux critiques et actualisé leur partenariat industriel vert. Cette initiative, officialisée sur le site de la gigafactory d’Automotive Cells Company (ACC) à Billy-Berclau, vise à renforcer la souveraineté industrielle européenne et à accélérer la transition écologique.
Une coopération stratégique autour des transitions industrielle et énergétique
Portée par Emmanuel Macron et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre, cette coopération repose sur un alignement des stratégies industrielles entre les deux pays. Elle vise à soutenir l’innovation et à consolider l’autonomie européenne dans des secteurs jugés stratégiques.
Les ministres Sébastien Martin et Cecilie Myrseth ont acté cette nouvelle étape, marquant une montée en puissance du partenariat franco-norvégien dans un contexte de recomposition des chaînes de valeur industrielles.
Des avancées concrètes dans le captage carbone et les matières premières
En deux ans, plusieurs résultats ont été enregistrés. Dans le domaine du captage et stockage du carbone, un obstacle juridique a été levé en 2025, facilitant le déploiement de solutions industrielles à grande échelle.
En France, sept projets de décarbonation ont été annoncés, soutenus à hauteur de 1,6 milliard d’euros, notamment portés par Aluminium Dunkerque, Heidelberg Materials et Holcim.
Sur les matières premières critiques, la coopération entre institutions géologiques a permis de lancer des échanges d’expertise et des programmes conjoints, avec l’objectif de renforcer l’autonomie européenne dans l’approvisionnement.
Un partenariat élargi aux technologies numériques et au spatial
Le partenariat intègre désormais des dimensions liées aux technologies numériques et au spatial, incluant l’intelligence artificielle, le quantique et les systèmes satellitaires. Cette extension traduit la volonté de lier transitions écologique et digitale.
La coopération prévoit également un renforcement des liens entre États et entreprises, notamment à travers des dispositifs comme Team France Export et Team Norway, afin de favoriser des retombées économiques concrètes.
Sa gouvernance a été adaptée pour permettre une plus grande flexibilité dans l’évolution des priorités, en fonction des transformations technologiques et géopolitiques.
Trois priorités pour structurer la coopération
Trois axes principaux ont été définis : le développement d’une filière européenne de captage et stockage du carbone, l’accélération des projets liés à l’éolien flottant et la mise en œuvre de projets industriels communs dans le numérique et le spatial.
Dans un contexte international marqué par une intensification des rivalités économiques, ce partenariat vise à renforcer la capacité de l’Europe à structurer ses filières industrielles et à sécuriser ses approvisionnements stratégiques.
à partir de 3,00 € par mois
pour un accès intégral au site et à nos services
0 COMMENTAIRE(S)