Du 2 au 6 février 2026, l’Adie organise une semaine nationale dédiée à l’entrepreneuriat dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Une initiative destinée à lever les freins à la création d’entreprise dans des territoires où l’envie d’entreprendre est forte, mais où la proportion d’entrepreneurs demeure paradoxalement la plus faible de France.
Selon l’Adie, « les quartiers prioritaires comptent près d’un demi-million de personnes qui ont envie d’entreprendre », mais ce potentiel reste largement sous-exploité. En cause, « le manque d’accès aux financements, la complexité administrative et l’insuffisance d’accompagnement lors du montage des projets », qui freinent le passage de l’idée à l’action.
Pour répondre à ce constat, l’association déploie une vaste opération de sensibilisation. « 600 événements seront organisés partout en France, au plus près des habitants, sur les marchés, dans les cafés, les associations et les lieux de vie communautaire ». L’objectif est de faire connaître les solutions proposées par l’Adie et d’accompagner concrètement les porteurs de projets.
L’association met en avant un accompagnement global combinant conseils, financement et suivi renforcé. L'Adie propose « un accueil bienveillant et professionnel, des conseils pour consolider les projets et un financement adapté, le prêt Jump, assorti d’un accompagnement avant et après la création ». Une prime d’État de 1 000 euros est également mobilisable pour aider les jeunes entrepreneurs à lancer leur activité.
Cette montée en puissance s’inscrit dans la dynamique du programme Entrepreneuriat Quartiers 2030 porté par Bpifrance. « Le nombre de créations d’entreprise financées et accompagnées a augmenté de près de 30 % en un an » et l’Adie dispose désormais « de près d’une centaine d’agences implantées dans les quartiers ». L’association affirme financer « en moyenne 20 entreprises par jour » dans ces territoires.
Selon la déclaration de Frédéric Lavenir, président de l’Adie, « dans ces territoires qui cumulent les handicaps, les idées ne manquent pas, l’innovation est partout, mais ce qui manque, ce sont les moyens d’y croire jusqu’au bout, l’accès au financement et l’accompagnement qui fait passer du rêve à l’action ». De son côté, Grégoire Héaulme, directeur régional de l’Adie en Île-de-France, souligne, selon sa déclaration, que « les équipes vont à la rencontre des porteurs de projets en bas de chez eux pour faire émerger les initiatives et redonner confiance ».
À l’approche des élections municipales de 2026, l’Adie élargit également son message aux responsables politiques. L’association appelle « les futurs élus à faire de l’entrepreneuriat une priorité pour redynamiser les quartiers », en facilitant notamment l’accès aux locaux en rez-de-chaussée lors des opérations d’aménagement et de rénovation urbaine.
Au-delà d’une semaine de mobilisation, l’initiative entend rappeler que l’entrepreneuriat peut devenir un levier structurant de revitalisation économique et sociale des quartiers, à condition que les porteurs de projets disposent des moyens nécessaires pour transformer leur ambition en activité durable.
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