À l’heure où de nombreux Français cherchent à concilier rendement financier et utilité sociale, de nouvelles formes d’investissement émergent, loin des marchés boursiers traditionnels. À Grenoble, un réseau de courtiers annonce la distribution d’un placement original, misant sur des actifs agricoles tangibles pour répondre à la fois aux enjeux de diversification patrimoniale et aux besoins de financement du monde paysan.
« Le placement en actifs agricoles tangibles avec MyMarguerit » entend proposer « une réponse concrète aux défis de l’agriculture française et aux attentes des investisseurs en quête de sens ». Le dispositif repose sur un principe simple. « L’investisseur devient propriétaire de bovins laitiers via l’achat d’unités de compte, chaque unité correspondant à un animal », lequel est ensuite « mis en location auprès d’éleveurs partenaires partout en France ». Cette approche vise à permettre aux exploitants « de développer leurs projets sans recourir à un endettement bancaire lourd », selon la présentation faite par les promoteurs du modèle.
Le fonctionnement s’accompagne de garanties destinées à sécuriser l’épargne investie. Le cheptel est « intégralement assuré contre les risques climatiques et sanitaires », suivi par des services vétérinaires et « renouvelé naturellement par les naissances », afin d’assurer la pérennité de l’actif, selon les éléments communiqués. Pour les agriculteurs, le dispositif représente « un financement immédiat et une préservation de la trésorerie », tandis que pour les épargnants, il s’agit « d’un placement tangible, déconnecté de la volatilité des marchés financiers », explique Carl Darjinoff, directeur de la relation investisseurs chez MyMarguerit, selon sa déclaration.
Au-delà de la dimension sociétale, les promoteurs mettent en avant des performances financières jugées stables. Le placement affiche « un rendement annuel net moyen de 3,37 % sur les quinze dernières années » et « une valorisation du prix des bovins en hausse de plus de 36 % sur la même période ». À cela s’ajoutent des « avantages fiscaux prévus par l’article 63 du Code général des impôts », permettant notamment « l’amortissement de 10 % du montant investi chaque année pendant dix ans » et « l’exonération des plus-values après cinq ans de détention » pour les foyers éligibles.
L’investissement se veut également responsable. MyMarguerit intègre « des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance », articulés autour du bien-être animal, du soutien économique aux exploitants, de la traçabilité de la filière laitière et « d’une gouvernance transparente reconnue par les autorités compétentes ». Pour Jérôme Robin, fondateur du réseau de courtiers distributeur, « investir dans une vache, ce n’est pas seulement diversifier son patrimoine, c’est aussi devenir acteur de la souveraineté alimentaire française en soutenant concrètement les agriculteurs ».
Dans un contexte de recherche accrue d’investissements utiles et lisibles, cette forme d’épargne « réelle » illustre une tendance plus large, celle d’un rapprochement entre finance et économie productive, où la rentabilité se conjugue désormais avec l’impact.
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