La société française Lifebloom annonce une levée de 6 millions d’euros en fonds propres, complétée par 2 millions d’euros de subventions dans le cadre du plan France 2030. Ce financement vise à industrialiser sa solution thérapeutique et à accélérer son déploiement dans les établissements de santé en France et en Europe.
Fondée en 2019, Lifebloom structure son développement autour d’un financement total de 8 millions d’euros, dont 6 millions levés auprès d’investisseurs privés — family offices, entrepreneurs et investisseurs — et 2 millions de fonds non dilutifs publics.
Ces ressources doivent permettre à l’entreprise d’industrialiser la fabrication de ses solutions et de déployer la thérapie Lifebloom One à plus grande échelle. L’objectif affiché est d’équiper 30 établissements de santé et de permettre à 1 000 patients de retrouver une marche autonome d’ici 2028.
« Deux signaux convergent dans ce financement : des investisseurs privés qui misent sur notre modèle, et l'État qui valide notre technologie via France 2030. Ce n'est pas une levée de fonds classique, c'est une coalition autour d'un enjeu de santé publique », explique Damien Roche.
Selon les données avancées par l’entreprise, 132 millions de personnes dans le monde ne peuvent pas marcher seules, y compris avec un déambulateur. En France, cette situation concerne plus d’un million de personnes.
Les limites actuelles de la rééducation sont mises en avant : impossibilité pour les patients de s’entraîner seuls en sécurité, temps limité des soignants, manque de données quantitatives et faible continuité des protocoles de rééducation.
Dans ce contexte, les patients restent souvent immobilisés en dehors des séances, ce qui freine leur récupération fonctionnelle.
Lifebloom a développé une solution intégrée reposant sur plusieurs technologies interconnectées. La thérapie Lifebloom One s’appuie notamment sur un fauteuil-exosquelette, des systèmes d’analyse de la marche, une plateforme de suivi et des protocoles de rééducation validés.
Cette approche couvre plusieurs phases de prise en charge : remobilisation en soins aigus, rééducation en centre spécialisé et accompagnement à domicile. L’objectif est de permettre au patient de devenir acteur de sa rééducation tout en facilitant le suivi par les équipes médicales.
L’entreprise prévoit également de déployer des « Unités de la Marche » au sein des établissements, permettant d’intégrer la thérapie dans les parcours de soins et d’augmenter le volume de rééducation.
L’efficacité de la solution a été évaluée à l’AP-HP Pitié-Salpêtrière dans le cadre d’une étude menée par le professeur Éléonore Bayen auprès de patients post-AVC incapables de marcher seuls.
Selon les résultats communiqués, tous les patients ont retrouvé une marche autonome et ont multiplié par six leur temps quotidien passé debout. L’entreprise indique également s’appuyer sur les retours de plus de 10 000 patients, aidants et soignants depuis 2024.
Le plan de développement 2026-2028 repose sur trois axes : le déploiement dans 30 établissements avec une capacité industrielle renforcée à Villeneuve-d’Ascq, le lancement de nouvelles études cliniques pour documenter l’impact de la thérapie, et la préparation d’une offre à domicile.
Dans un contexte de vieillissement démographique et de tension sur les ressources médicales, Lifebloom entend positionner sa solution comme un levier pour améliorer l’autonomie des patients.
L’entreprise vise ainsi à contribuer à une évolution des modèles de prise en charge, en mettant l’accent sur la récupération fonctionnelle et le maintien d’une vie autonome.
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