L’État et les représentants de la filière des biens d’équipement ont signé, le 30 mars 2026 à l’occasion du salon Global Industrie, le premier contrat du Comité stratégique de la filière (CSF). Cet accord vise à renforcer la compétitivité du secteur tout en accélérant la transformation numérique et environnementale des filières industrielles utilisatrices.
Placée sous l’égide du Conseil national de l’Industrie, la signature de ce contrat réunit notamment Sébastien Martin, Jean-Claude Fayat et Benoît Coquart, en présence des organisations représentant les salariés.
Le CSF « Biens d’équipement » regroupe les industriels des équipements mécaniques, électriques et numériques. Cette filière représente un poids économique majeur, avec 240 milliards d’euros de chiffre d’affaires, environ 20 % des exportations françaises et près de 900 000 emplois directs, ce qui en fait la première filière industrielle en termes d’emplois.
Le contrat signé entre l’État et la filière organise les travaux autour de quatre axes principaux. Le premier vise à développer une offre technologique innovante et compétitive, notamment en matière de digitalisation, en fédérant les différents acteurs de la chaîne de valeur autour de programmes d’innovation.
Le deuxième axe porte sur la définition de standards visant à améliorer la compétitivité et à accompagner la digitalisation des filières utilisatrices. Il s’agit notamment d’élaborer des référentiels « digital ready » et de favoriser l’interopérabilité des systèmes afin d’accélérer le déploiement de plateformes d’échanges de données et l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’industrie.
Le troisième axe concerne l’accompagnement de la transition énergétique et l’adaptation au changement climatique. Il inclut le développement du reconditionnement et de la remanufacture, ainsi que la promotion de l’électrification des usages et de l’efficacité énergétique.
Enfin, le quatrième axe vise à anticiper les besoins en compétences et à renforcer l’attractivité des métiers industriels, dans un contexte marqué par la montée en puissance des technologies numériques.
Ce nouveau comité stratégique s’inscrit dans les priorités publiques en matière de souveraineté industrielle, de digitalisation et de décarbonation. Il doit permettre de structurer une offre technologique intégrant notamment la robotique et l’intelligence artificielle, et de faciliter son déploiement auprès des PME et ETI industrielles.
En s’appuyant sur les acteurs de la filière, l’État entend ainsi accélérer la transformation des outils de production et accompagner les entreprises dans leur transition vers des modèles plus numériques et moins carbonés.
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