Ownsport indique avoir enregistré une hausse de 20 % des demandes durant les trois années suivant la mise en place du dispositif, par rapport aux quatre années précédentes. Une évolution similaire aurait été observée en comparant les six mois précédant son lancement aux six mois suivants.
L’entreprise reconnaît que cette progression peut aussi s’expliquer en partie par la communication réalisée autour de l’avance immédiate.
Ownsport considère toutefois que le mécanisme facilite l’accès au coaching à domicile pour des personnes qui auraient davantage de difficultés à avancer l’intégralité du prix avant de récupérer leur crédit d’impôt.
80 % des demandes liées au sport santé
L’agence conteste également l’idée selon laquelle le coaching sportif à domicile serait essentiellement destiné à une clientèle aisée ou à la recherche d’une activité de loisir.
Selon ses données, 30 % de ses clients présentent un besoin d’Activité Physique Adaptée, notamment des personnes âgées, malades, en situation de handicap ou présentant des risques de santé.
Près de 50 % seraient des personnes sédentaires ayant besoin d’un accompagnement pour commencer ou maintenir une activité physique. Les 20 % restants regroupent d’autres profils, notamment des sportifs recherchant une amélioration de leurs performances.
Ownsport estime ainsi que 80 % de ses demandes relèvent du sport santé.
Quelle place dans le coût des services à la personne ?
Pour relativiser le poids budgétaire du coaching sportif à domicile, Ownsport cite un rapport public de la Cour des comptes de mars 2024. Selon les éléments repris par l’agence, l’entretien de la maison, le jardinage et le bricolage représenteraient 68 % des activités agréées chez les micro-entrepreneurs.
L’activité physique n’y serait pas isolée en tant que catégorie spécifique, mais intégrée aux « cours à domicile », aux côtés notamment du soutien scolaire. Ownsport en déduit que son secteur représente une part limitée du coût global du dispositif, sans fournir toutefois de chiffrage précis permettant de mesurer cette proportion.
Un coût supplémentaire de 22 % en cas de suppression, selon l’agence
L’entreprise avance également un argument économique. Elle souligne que les structures déclarées génèrent des cotisations sociales, de la TVA et des recettes d’impôt sur les sociétés ou sur le revenu.
Selon ses propres calculs, la disparition de l’avance immédiate pourrait entraîner une augmentation de près de 22 % du coût pour les finances publiques, en tenant compte d’éventuelles pertes d’emplois, du versement de prestations sociales et d’une diminution des recettes fiscales et sociales.
Cette estimation est propre à Ownsport et les éléments communiqués ne détaillent pas suffisamment sa méthodologie pour permettre de la vérifier indépendamment.
Des séances annoncées entre 22 et 30 euros de l’heure
Ownsport indique proposer des prestations comprises entre 22 et 30 euros de l’heure après application de l’avance immédiate.
L’agence oppose ces montants à des tarifs pouvant, selon elle, atteindre 80 à 90 euros de l’heure chez certains travailleurs indépendants. Elle estime que les structures organisées permettraient également un meilleur contrôle de l’utilisation du crédit d’impôt. Ces affirmations ne sont toutefois pas accompagnées de données sectorielles dans les éléments transmis.
Maintenue dans le cadre budgétaire de 2026, l’avance immédiate reste régulièrement discutée en raison de son coût pour les finances publiques. Pour Ownsport, son maintien constitue à la fois un enjeu économique pour le secteur et un moyen de faciliter l’accès à une activité physique individualisée pour des publics qui en ont besoin.
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