Il fallait bien que quelqu’un ose encore jouer les étonnés. Voilà donc qu’après l’entrée en vigueur de taxes sur les petits colis en Italie puis en France, une partie des flux du e-commerce chinois se serait réorientée vers l’aéroport de Liège. Quelle surprise renversante. Quelle découverte stupéfiante. Quelle leçon imprévue pour Bercy, qui semble parfois tomber des nues chaque fois que la fiscalité produit exactement l’effet qu’elle devait produire.
Faut-il encore le répéter… Dès qu’un pays augmente le coût d’entrée d’une activité, les opérateurs cherchent la porte la moins chère, la plus fluide, la moins punitive. Ce n’est ni un scandale, ni un complot, ni même une anomalie. C’est simplement le marché. Celui qui regarde les coûts avant d’écouter les discours. Quand la France taxe, l’activité ne s’évapore pas miraculeusement, elle se déplace. Elle va là où l’environnement est plus favorable, là où la logistique reste rentable, là où l’administration n’ajoute pas de surcharge inutile à une mécanique déjà extrêmement chargée.
Et c’est précisément ce que révèle ce résultat. Les plateformes se sont adaptées et ont déplacé leurs flux pour contourner l’obstacle et ne pas augmenter les prix. Elles ont fait ce que font depuis toujours les acteurs économiques quand un État décide de compliquer leur modèle. Elles arbitrent. Elles déplacent. Elles réorganisent. Elles délocalisent. Et cela même pour une petite taxe....
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