La deeptech française Golem.ai change de nom et devient Miralia, marquant une nouvelle étape dans son développement et dans son positionnement stratégique sur le marché de l’intelligence artificielle appliquée aux services financiers. Ce changement d’identité traduit « une conviction profonde » selon laquelle l’IA ne pourra s’imposer durablement dans les entreprises « que par la confiance », en particulier dans des environnements soumis à de fortes contraintes réglementaires comme l’assurance et la banque.
Selon les informations communiquées, Miralia s’est imposée ces dernières années comme un acteur de référence du traitement intelligent et automatisé des messages critiques, notamment auprès de grands groupes des secteurs assurantiel et bancaire. En 2025, l’entreprise a franchi un cap avec « plus de 3 millions d’euros investis » dans le développement commercial, la technologie et le produit, avec le soutien de ses actionnaires. Selon la déclaration, cette dynamique s’est traduite par « une croissance de 100 % » et « un doublement de la base clients en un an », tandis que la solution traite désormais « plusieurs dizaines de millions de messages critiques chaque année » au service de la relation client.
Pour accompagner cette phase d’expansion, l’entreprise a également renforcé ses équipes. Miralia a procédé à « l’embauche de nouveaux talents » répartis entre les pôles business et technologiques, afin de consolider son expertise, d’accélérer le développement de son offre et de proposer « un accompagnement toujours plus personnalisé » à ses clients.
Au cœur de cette stratégie, Miralia revendique une technologie propriétaire d’IA neuro-symbolique. Selon la présentation de l’entreprise, celle-ci est « souveraine, explicable et frugale », conçue dès l’origine pour être comprise et adoptée par les équipes métiers. L’éditeur défend « une intégration ciblée, pragmatique et mesurable », orientée vers la performance opérationnelle, le retour sur investissement et la satisfaction client. Selon le communiqué, l’IA « ne peut créer de valeur que si elle est fiable, traçable, compréhensible et capable d’expliquer chacune de ses décisions ».
Cette vision est également portée par la direction de l’entreprise. Selon la déclaration de Killian Vermersch, CEO et cofondateur, « le déploiement de l’IA au sein des entreprises ne pourra se faire que par l’adoption des métiers et par leur confiance dans la solution mise en place ». Il ajoute qu’« il était fondamental que la nouvelle identité reflète ces convictions fortes », appelées selon lui à devenir « la norme de l’IA de demain ».
Le changement d’identité intervient dans un contexte réglementaire déterminant pour les services financiers. L'entrée en vigueur progressive de l’AI Act européen à partir de 2026 imposera aux acteurs de l’assurance et de la banque de recourir à des solutions respectant des exigences accrues en matière de transparence, d’explicabilité et de maîtrise des risques. Là où ces contraintes constituent un frein pour certains éditeurs, Miralia y voit « une opportunité stratégique » pour proposer une IA « performante, responsable et pleinement alignée » avec les enjeux réglementaires et éthiques du secteur.
À travers Miralia, l’entreprise affirme une vision de la relation client « augmentée par une intelligence artificielle exigeante et éthique », conçue pour soutenir les équipes plutôt que les remplacer. Selon le communiqué, cette approche vise à « créer un impact concret et durable », résumée par la promesse « Voir plus clair, agir plus juste ».
Aujourd’hui, Miralia compte « une trentaine de collaborateurs » et accompagne des acteurs majeurs des services financiers, mais aussi d’autres secteurs comme la défense, le retail ou le tourisme. La société a été distinguée à plusieurs reprises, notamment avec « le trophée French AssurTech de la startup au plus gros potentiel en 2025 », confirmant sa place parmi les acteurs français les plus visibles de l’IA de confiance.
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