La société Alta Ares, spécialisée dans les systèmes anti-drones reposant sur l’intelligence artificielle, a réalisé une série de démonstrations en conditions opérationnelles de son drone intercepteur Black Bird en environnement arctique. Ces essais ont été menés en coopération avec les Forces de Défense Estoniennes, ainsi qu’avec des partenaires locaux et des entreprises ukrainiennes, dont Drone Space Labs, FoxFour et Drone Fight Group.
Les tests ont été réalisés à des températures atteignant -17 °C au sol et -25 °C en altitude. Selon les informations communiquées par l’entreprise, le drone intercepteur, équipé d’un moteur turboréacteur développé par ALM Meca, a effectué trois vols consécutifs réussis. Lors de ces essais, l’appareil a atteint une vitesse maximale de 450 km/h, une performance présentée comme difficile à obtenir dans des conditions climatiques arctiques.
Hadrien Canter, président-directeur général d’Alta Ares, a déclaré : « Ces démonstrations réussies sont le fruit de mois de travail intensif de nos équipes, et nous sommes fiers que les forces armées locales aient été très satisfaites des résultats ». Il a également indiqué : « Les opérations en conditions de froid extrême posent des défis considérables pour les moteurs à turbine, et notre déploiement réussi témoigne de la maturité opérationnelle de notre système pour les théâtres les plus exigeants de l’OTAN dans le nord ».
Les essais ont également permis de tester l’ensemble du système d’interception développé par Alta Ares. Les démonstrations ont porté sur les liaisons de communication en temps réel, les performances des antennes, l’intégrité du signal, la transmission en direct des données vidéo, ainsi que les capacités de détection, de suivi et de verrouillage reposant sur le système Pixel Lock.
Selon l’entreprise, ces essais s’inscrivent dans un contexte sécuritaire particulier pour l’Estonie, pays membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, qui partage une frontière de 294 kilomètres avec la Russie. Les autorités estoniennes font face à des incursions de drones et à des activités de reconnaissance, nécessitant des systèmes capables de fonctionner dans des conditions climatiques difficiles.
Hadrien Canter a déclaré : « Le déploiement de chasseurs de cinquième génération contre des drones Shahed coûtant 150 000 dollars n’est économiquement pas viable ». Il a ajouté : « Notre système assure une détection et une interception autonomes à une fraction du coût, permettant aux nations de préserver leurs flottes de chasseurs pour les menaces d’égale valeur, tout en maintenant une protection continue des frontières contre les incursions de drones ».
Alta Ares indique que ses systèmes anti-drones sont déployés en Ukraine depuis 2024, avec plusieurs interceptions enregistrées. L’entreprise précise avoir remporté le Défi d’Innovation de l’OTAN et obtenu des validations de la part de plusieurs États membres de l’alliance, dont la France, la Pologne, la Finlande et l’Estonie. Les démonstrations réalisées en Estonie marquent, selon l’entreprise, une étape dans son développement dans la région de la mer Baltique, où les dispositifs anti-drones sont présentés comme un enjeu croissant pour la défense nationale.
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