Face aux besoins croissants d’accompagnement des mineurs suivis par la justice, la protection judiciaire de la jeunesse intensifie son recours au placement en famille d’accueil. Le ministère de la Justice développe depuis plusieurs années ce mode de prise en charge afin « d’offrir une réponse éducative à des mineurs et jeunes majeurs ayant besoin d’évoluer dans un contexte de vie familiale stable pour se réinsérer ».
Dans le cadre du suivi judiciaire de jeunes ayant commis des infractions, des mesures de placement peuvent être décidées lorsque le maintien dans l’environnement habituel n’est pas possible. Ces mesures ont pour objectif « d’apporter un cadre structurant et protecteur », notamment lorsque le contexte de vie quotidien est identifié comme un facteur des parcours délictuels. Parmi les solutions proposées, le placement en famille d’accueil constitue « un accompagnement adapté aux profils de certains mineurs ».
Concrètement, les familles d’accueil de la protection judiciaire de la jeunesse accueillent à leur domicile un adolescent qui dispose « d’un espace individuel et privatif » et qui participe aux temps de la vie quotidienne. La journée, le jeune est le plus souvent « en formation, en stage ou accueilli au sein d’une structure de la PJJ », ce qui permet de concilier vie familiale et parcours éducatif encadré.
Le dispositif s’adresse à un large public de volontaires. Pour devenir famille d’accueil, il est nécessaire de faire preuve « de qualités relationnelles, d’écoute, d’autorité et de patience », que l’on soit célibataire ou en couple, avec ou sans enfant, en activité professionnelle ou à la retraite. Après plusieurs échanges avec les équipes de la PJJ, les familles volontaires signent « une convention avec un établissement en charge du suivi du jeune », précisant le cadre, les modalités et la durée de l’accueil, qu’il soit organisé « en semaine, le week-end ou pour quelques mois ».
Sur le plan matériel, le dispositif prévoit une indemnisation. Selon le communiqué, les familles d’accueil perçoivent « 45 euros par jour et par jeune », une somme précisée comme « non imposable ». L’ensemble des autres dépenses liées à l’accueil, notamment « le transport, l’habillement ou les soins », est pris en charge par la protection judiciaire de la jeunesse.
À travers cet appel, la PJJ cherche ainsi à élargir son réseau de familles d’accueil afin de proposer à davantage de jeunes suivis par la justice « un cadre de vie sécurisant et structurant », favorisant leur insertion et leur réinsertion au sein de la société.
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