Le projet de ligne nouvelle Paris-Normandie franchit une étape structurante avec la validation de sa feuille de route. Le comité de pilotage du projet LNPN a validé le 9 janvier 2026 « la feuille de route visant à refonder le projet, sur la base du dialogue territorial mené à l’automne 2025 », avec pour objectif d’aboutir à un projet refondé à l’automne 2026.
Présidé par Philippe Tabarot, ministre des Transports, ce comité s’est tenu en présence de plusieurs élus et responsables institutionnels, dont Édouard Philippe, Valérie Pécresse, Pierre Bédier, Nicolas Mayer-Rossignol, ainsi que des représentants des collectivités, des établissements publics de coopération intercommunale et des institutions consulaires des deux régions. Selon les informations communiquées, SNCF Réseau était également représentée par son président-directeur général Matthieu Chabanel.
Ce comité faisait suite à une première réunion organisée le 1er juillet et avait pour objectif de dresser le bilan du dialogue territorial conduit à l’automne 2025 et de définir les axes de travail de la refondation. Ce dialogue s’est appuyé sur « treize ateliers de proximité menés en Île-de-France et en Normandie », permettant de recueillir « les attentes des élus et des acteurs socio-économiques » et leur vision actualisée des enjeux du projet.
Cette concertation a permis, selon le communiqué, de « partager les besoins d’amélioration des temps de parcours, de la robustesse, de la capacité et de la fiabilité du réseau ferré », mais aussi de « souligner la nécessité de refonder le projet LNPN sur des bases pragmatiques », en limitant son impact sur les territoires tout en garantissant sa faisabilité socio-économique. Les participants ont également « réaffirmé l’importance d’une réalisation par phases », afin d’apporter « les premières réponses pour les territoires dès le début des années 2030 ».
Les principes clés de cette refondation ont été rappelés lors du comité. Selon le communiqué, ils reposent notamment sur « l’arrivée des trains normands en gare de Paris Saint-Lazare », « la création d’une nouvelle gare à Saint-Sever à Rouen », et « le besoin de quatre voies entre Paris Saint-Lazare et Mantes-la-Jolie », avec deux voies dédiées aux trains rapides et deux aux autres circulations. Ces choix doivent permettre « de réduire les temps de parcours » et « de répondre à la croissance des besoins de mobilité sur l’axe Seine », tout en assurant « le maintien des arrêts de trains normands dans le Mantois et le Bonniérois » et « l’écoulement du fret ferroviaire depuis Le Havre ».
Le comité de pilotage a également validé un programme de travail jusqu’à l’automne 2026. Selon le communiqué, celui-ci prévoit « l’identification de solutions permettant de réduire les impacts du projet dans les Yvelines, les Hauts-de-Seine et en Seine-Maritime », tout en garantissant les niveaux de service attendus sur l’axe Paris-Mantes-Rouen-Le Havre et la circulation du fret. Il inclut aussi « l’amélioration au plus tôt de la robustesse, de la régularité et des temps de parcours » sur plusieurs liaisons, ainsi que la coordination du LNPN avec les autres projets ferroviaires.
Pour piloter cette phase de refondation, une nouvelle directrice de projet a été nommée. Gaëlle Le Roux a pris ses fonctions en décembre 2025 afin d’assurer « la coordination des différents projets ferroviaires » et d’animer « une nouvelle gouvernance associant l’ensemble des parties prenantes », dans la continuité du dialogue territorial.
En conclusion du comité, Philippe Tabarot a rappelé, selon le communiqué, « le soutien plein et entier du Gouvernement » à ce projet d’intérêt national et a donné rendez-vous à l’ensemble des partenaires « à l’automne 2026 pour décider des composantes et du périmètre du projet refondé », suivant un calendrier optimisé.
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