Taxe d’habitation sur les résidences secondaires, ces communes où la surtaxe devient un levier fiscal majeur

La fiscalité des résidences secondaires s’impose désormais comme un enjeu central pour de nombreuses communes françaises. En 2024, « la taxe d’habitation sur les résidences secondaires représente près de 3,9 milliards d’euros », dont « 436 millions d’euros issus de la seule surtaxe, soit 11,17 % du produit total ». Cette ressource repose toutefois sur un nombre limité de territoires puisque, selon les données fiscales citées, « seules 1 461 communes sur 34 940, soit 4,18 %, ont choisi d’activer la surtaxe ».

Cette minorité de communes concentre pourtant des recettes importantes. Selon l’analyse présentée, il s’agit principalement de territoires à forte attractivité touristique ou résidentielle, où le rendement fiscal est immédiat. Pour les propriétaires concernés, l’impact est significatif. Selon la déclaration de Green-Acres, « l’impact est tangible avec une taxe d’habitation sur une résidence secondaire qui atteint en moyenne 1 125 euros aujourd’hui, contre environ 700 euros avant la réforme ».

Autre enseignement mis en avant, le niveau de majoration appliqué. Lorsqu’une commune décide de surtaxer, « le taux moyen de majoration atteint 45 %, très proche du plafond légal fixé à 60 % ». Selon la déclaration de Benoît Galy, « la logique est souvent binaire puisque 67 % des communes qui surtaxent appliquent directement le taux maximal ».

Paris apparaît comme un cas singulier dans ce paysage fiscal. Selon l’analyse, la capitale figure « parmi les tout premiers territoires en nombre de résidences secondaires » et demeure « de très loin le premier contributeur en montant de taxe collectée ». Selon la déclaration de Benoît Galy, cette situation s’explique « à la fois par la forte présence de propriétaires internationaux et par le fait que de nombreux ménages partis s’installer en province conservent un pied-à-terre parisien ».

Sur le fond, le principe d’une contribution des résidences secondaires n’est pas remis en cause. Selon Benoît Galy, « il est normal que les propriétaires de résidences secondaires contribuent au fonctionnement de la vie locale », rappelant que « la commune fonctionne 365 jours par an » et que « avant la réforme, tout le monde payait la taxe d’habitation ». En revanche, il alerte sur les dérives possibles. Selon sa déclaration, « dès que l’État autorise la majoration, le taux maximal est très souvent retenu et les montants deviennent alors immédiatement très élevés ».

La question démocratique est également soulevée. Selon le communiqué, Benoît Galy estime que « tant que cela reste stable, le système tient », mais qu’« une fuite en avant poserait un problème démocratique en faisant peser l’impôt sur des personnes qui ne votent pas dans les communes concernées ».

Face à ces tensions, Green-Acres défend une autre approche du marché immobilier. La plateforme a développé « un moteur de recherche par centres d’intérêt », permettant aux acheteurs de rechercher un bien non plus seulement par localisation administrative, mais selon leurs envies et contraintes de vie. L’objectif affiché est d’« éviter la concentration excessive dans quelques communes devenues de véritables zones d’embouteillage immobilier » et de favoriser une répartition plus équilibrée des dynamiques résidentielles et fiscales.

 

Les 25 villes les plus concernées par la surtaxe sur les résidences secondaires

  • Paris

  • Nice

  • Cannes

  • Marseille

  • Antibes

  • Lyon

  • Agde

  • Toulouse

  • Bordeaux

  • Saint-Raphaël

  • Fréjus

  • Les Sables-d’Olonne

  • Montpellier

  • Biarritz

  • La Baule-Escoublac

  • Menton

  • Arcachon

  • Nantes

  • Sète

  • Le Touquet-Paris-Plage

  • Le Grau-du-Roi

  • Megève

  • La Grande-Motte

  • Mandelieu-la-Napoule

  • Chamonix-Mont-Blanc


0 COMMENTAIRE(S)

Aucun commentaire pour le moment

DÉCOUVREZ
NOS FORMULES

à partir de 3,00 € par mois

pour un accès intégral au site et à nos services

Cliquez ici pour créer votre compte

ACHETER
version PDF
20,00€ TTC
ACHETER
version PDF
20,00€ TTC
ACHETER
version PDF
20,00€ TTC
ACHETER
version PDF
20,00€ TTC
ACHETER
version PDF
20,00€ TTC
ACHETER
version PDF
20,00€ TTC
ACHETER
version PDF
20,00€ TTC



ACHETER
version PDF
Dernières infos en ligne

14.02.2026 | Val-de-Marne (94)

Factures impayées : un grossiste condamné à régler des dizaines de milliers d'euros à son fournisseur danois


Lire
Réagir
01.02.2026 | Edito

L’infernale tracasserie française


Lire
Réagir
21.01.2026 | Hauts-de-Seine (92)

Retards, pénalités, travaux supplémentaires : le vrai coût du chantier de la Maison Île-de-France


Lire
Réagir
19.01.2026 | Entreprise

Virements détournés par un(e) salarié(e) : où sont les limites de la responsabilité bancaire ?


Lire
Réagir
18.01.2026 | Ile de France

Représentant syndical et statut protecteur : Un employeur débouté après un licenciement


Lire
Réagir
17.01.2026 | Paris (75)

Dans le XVIe arrondissement, des formations citoyennes pour apprendre les gestes qui sauvent


Lire
Réagir
17.01.2026 | Ile de France

À Gaillac, Pierre Fabre relocalise une production clé et renforce la souveraineté sanitaire française


Lire
Réagir
17.01.2026 | Bon à savoir

Carte de paiement non autorisée, le prestataire responsable ?


Lire
Réagir
17.01.2026 | Yvelines (78)

Stationnement fluvial sur la Seine une longue bataille judiciaire qui s’achève


Lire
Réagir
17.01.2026 | Val-d'Oise (95)

Manifestation de la CGT à Roissy, le bras de fer juridique se déplace


Lire
Réagir
16.01.2026 | Seine-et-Marne (77)

Concurrence déloyale autour de l’exploitation d’un centre aquatique


Lire
Réagir
16.01.2026 | Val-de-Marne (94)

Clinique de Choisy, un recours effacé pour cause de doublon administratif


Lire
Réagir
16.01.2026 | Paris (75)

Alerte au harcèlement dans les finances publiques, l’urgence syndicale contestée


Lire
Réagir
13.01.2026 | Paris (75)

Faute médicale reconnue : l’AP-HP condamnée, l’indemnisation revue à la baisse


Lire
Réagir
13.01.2026 | Essonne (91)

Carrefour, Teleperformance et Spie Batignolles saisissent la justice sur la taxe des rachats d’actions


Lire
Réagir