Une réforme attendue de longue date par le monde agricole devient pleinement effective. Les décrets d’application de la loi promulguée le 13 février 2023, portée par le député Julien Dive, ont été publiés le 30 décembre 2025, permettant l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2026, du nouveau mode de calcul de la retraite de base des non-salariés agricoles sur les vingt-cinq années civiles d’assurance les plus avantageuses.
Cette évolution s’appuie sur les dispositions de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, qui a précisé les modalités nécessaires à sa mise en œuvre. Sa traduction concrète repose sur « un important travail technique et informatique conduit par les services de la Mutualité sociale agricole et de la Caisse nationale d’assurance vieillesse », afin d’adapter les systèmes de calcul aux nouvelles règles.
Désormais, « la retraite de base des non-salariés agricoles est calculée sur les vingt-cinq meilleures années de la carrière agricole », avec des modalités distinguant les périodes d’activité avant et après 2016. Cette réforme vise à mieux refléter la réalité des carrières agricoles, souvent marquées par des revenus irréguliers, et doit bénéficier en particulier aux exploitants ayant connu de fortes variations de revenus au cours de leur vie professionnelle.
Le nouveau mode de calcul concerne les pensions de base liquidées à partir du 1er janvier 2026. Pour les pensions attribuées entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2027, « un recalcul des droits sera effectué en 2028 », pouvant conduire soit à la confirmation du montant initial, soit à une revalorisation. L’objectif affiché est de « revaloriser les pensions agricoles et d’améliorer durablement la situation des retraités agricoles ».
Selon la déclaration de Jean-Pierre Farandou, cette entrée en vigueur marque « la refonte du régime des retraites de base des non-salariés agricoles », soulignant que « son alignement sur le régime général constitue une avancée de justice et d’équité pour les agriculteurs ». Il estime que la réforme « reconnaît pleinement leur engagement, sécurise les actifs d’aujourd’hui comme les retraités de demain et modernise en profondeur le régime agricole », tout en renforçant « les droits des conjoints collaborateurs, majoritairement des agricultrices ».
Selon la déclaration de Annie Genevard, l’application de la réforme dès le 1er janvier 2026 concrétise « un engagement attendu de longue date par le monde agricole ». Elle souligne que « le calcul de la retraite sur les vingt-cinq meilleures années constitue une avancée concrète pour le revenu des exploitants agricoles, des conjoints collaborateurs et des aidants familiaux », en reconnaissant plus fidèlement la réalité de leurs parcours professionnels.
Avec cette réforme désormais opérationnelle, l’État entend ainsi rapprocher le régime agricole du régime général et apporter une réponse structurelle aux inégalités de retraite qui touchent encore de nombreux anciens exploitants.
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