La souveraineté numérique n’est plus un concept réservé aux infrastructures cloud ou à la cybersécurité. Elle s’impose désormais dans des domaines beaucoup plus opérationnels, au cœur même du fonctionnement des entreprises. Parmi eux, les systèmes d’information des ressources humaines (SIRH) occupent une place stratégique.
Dans un contexte de tensions géopolitiques, de dépendance technologique accrue et de durcissement réglementaire, l’État français affiche sa volonté de reprendre la main sur les outils numériques jugés critiques. L’exécutif a annoncé vouloir orienter 4,5 milliards d’euros d’achats publics vers la French Tech, avec un objectif assumé : réduire la dépendance aux solutions américaines. Une ambition qui dépasse désormais les couches techniques pour concerner les logiciels métiers, et notamment les SIRH.
Longtemps perçue comme une fonction essentiellement administrative, la gestion des ressources humaines s’est transformée en un levier stratégique. Les SIRH centralisent aujourd’hui des données particulièrement sensibles : informations personnelles, salariales, contractuelles, sociales ou managériales. Leur sécurisation conditionne non seulement la conformité au RGPD, mais aussi la sécurité juridique et la capacité de pilotage social des organisations.
Le marché est en pleine expansion. En France, celui des logiciels et services RH a dépassé les 4 milliards d’euros en 2023 et pourrait atteindre près de 6,7 milliards d’euros d’ici 2027. La généralisation du cloud accélère la centralisation des données, tout en renforçant les enjeux de gouvernance, de traçabilité et de localisation. À mesure que les entreprises cherchent à unifier des outils historiquement fragmentés, le SIRH devient un socle structurant, exposé directement aux débats sur la souveraineté.
Malgré la montée en puissance du discours sur l’autonomie technologique européenne, le marché du SIRH reste largement dominé par des groupes extra-européens, principalement américains. Des éditeurs comme Oracle ou Workday se sont imposés, notamment auprès des grands comptes, en devenant des standards internationaux.
Cette domination répond à des logiques de performance, d’intégration mondiale et de maturité technologique. Mais elle soulève aussi des interrogations croissantes sur la maîtrise des données sensibles, en particulier dans un contexte où les réglementations extraterritoriales et les incertitudes juridiques liées aux transferts de données hors Union européenne alimentent les débats.
C’est dans ce paysage que PeopleSpheres revendique une position singulière. L’entreprise se présente comme l’un des rares SIRH 100 % français capables d’adresser les besoins des grands comptes. Son actionnariat est basé en France et son socle applicatif est hébergé sur le territoire national, dans des data centers certifiés.
L’éditeur met en avant un cadre de conformité structuré : cartographie des traitements, registres, accords de sous-traitance, présence d’un délégué à la protection des données déclaré auprès de la CNIL. Les éventuels transferts hors Union européenne sont encadrés par des mécanismes reconnus par le RGPD, avec l’objectif affiché de garantir un niveau de protection équivalent aux standards européens.
Dans un environnement où les directions RH, informatiques et juridiques sont de plus en plus attentives à la localisation et à la gouvernance des données, cette approche répond à une demande croissante de maîtrise et de transparence.
Au-delà d’un positionnement commercial, le cas PeopleSpheres illustre une évolution plus large : la souveraineté numérique ne se joue plus uniquement dans les infrastructures, mais dans les applications métier qui structurent le quotidien des organisations.
La question n’est plus seulement celle de la performance fonctionnelle d’un outil, mais celle de la capacité à en contrôler les données, les flux et les dépendances. Dans le domaine des ressources humaines, où l’information touche directement à la vie des collaborateurs, ce débat prend une dimension particulière.
À mesure que les entreprises arbitrent entre standards internationaux et solutions nationales, le marché du SIRH pourrait devenir l’un des terrains d’expression les plus concrets des politiques de souveraineté numérique françaises et européennes.
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