Alors que les premiers grands départs en vacances se poursuivent, les prix des carburants repartent fortement à la hausse. Selon l’association 40 millions d’automobilistes, cette nouvelle envolée fragilise davantage le pouvoir d’achat des Français et relance le débat sur la fiscalité appliquée aux carburants.
Le 20 juillet, le gazole atteignait en moyenne 2,126 euros le litre, tandis que le SP95-E10 dépassait à son tour le seuil des 2 euros. L’association attribue cette hausse aux nouvelles tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui ont entraîné une progression des cours du pétrole.
Pour les automobilistes, cette augmentation intervient à une période particulièrement sensible. Les vacances d’été conduisent des millions de Français à prendre la route pour rejoindre leur famille, leur lieu de villégiature ou simplement assurer leurs déplacements quotidiens.
L’association estime que cette nouvelle crise révèle surtout les limites de la politique menée jusqu’à présent. Son président, Philippe Nozière, considère que “chaque crise internationale se traduit immédiatement par une explosion des prix à la pompe. Et pourtant, rien ne change. Les automobilistes continuent d’être la variable d’ajustement des finances publiques, alors qu’ils n’ont souvent aucune alternative à la voiture. Les Français étouffent, il est temps que l’État agisse.”
L’organisation critique également les dispositifs d’aide mis en place lors des précédentes flambées des prix. Selon elle, les chèques et primes conditionnés à différents critères administratifs ne bénéficient qu’à une partie des automobilistes, alors que la hausse concerne l’ensemble des usagers de la route.
Le délégué général de l’association, Pierre Chasseray, estime qu’une réponse universelle serait plus adaptée. Il affirme que “quand le litre dépasse les 2 €, il ne demande pas votre profession ni votre niveau de revenu avant de s’afficher sur la pompe. Tous les automobilistes doivent être soutenus.”
Pour 40 millions d’automobilistes, le principal levier d’action réside dans la fiscalité. L’association rappelle qu’une part importante du prix payé à la pompe est constituée de taxes, parmi lesquelles la TVA, les accises et les certificats d’économie d’énergie. Elle plaide pour un allègement de ces prélèvements afin de réduire immédiatement le coût du carburant pour tous les conducteurs.
Cette position est également développée dans l’ouvrage #BalanceTonPlein – Quel est le prix de la vie d’un Français ?, publié par Pierre Chasseray. L’auteur estime que la nouvelle hausse des prix confirme les limites du système actuel. Il conclut que “tant que les carburants resteront parmi les plus taxés d’Europe, les automobilistes français seront les premiers à payer les conséquences du moindre choc international”, appelant à une réforme fiscale qu’il juge “une nécessité économique, sociale et démocratique”.
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