À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront pouvoir recevoir leurs factures sous forme électronique par l’intermédiaire d’une plateforme agréée par l’État. Une obligation qui concernera près de 10 millions d’acteurs économiques et qui impose aux PME et aux TPE d’adapter rapidement leurs outils et leurs méthodes de travail.
Le calendrier reste encore mal compris par une partie des dirigeants. Les petites entreprises pourront attendre 2027 pour émettre leurs propres factures électroniques, mais elles devront être capables de les recevoir dès septembre 2026. Le communiqué prévient que “les grandes entreprises et ETI comme les fournisseurs d’énergie ou opérateurs téléphoniques n’enverront plus leurs factures que par voie électronique”.
Une entreprise qui ne serait pas raccordée à une plateforme agréée risquerait ainsi de ne plus recevoir certaines factures indispensables à son activité. Le document alerte sur les conséquences possibles avec “plus de facture d’électricité, plus de facture de téléphone et à terme, des lignes coupées faute de paiement”.
La réforme prévoit l’utilisation de formats structurés tels que Factur-X, UBL ou CII. Elle nécessite également une transmission par une plateforme reconnue par l’État. Avant de choisir un prestataire, les entreprises doivent examiner leurs flux de facturation, vérifier la compatibilité de leur logiciel comptable et identifier précisément les factures qu’elles émettent et qu’elles reçoivent.
Le retard pris par les petites structures apparaît important. Selon une étude citée dans le communiqué, “82 % ne sont pas encore équipés” et “37 % admettent ne pas comprendre concrètement ce que la réforme implique pour leur activité”.
Cette transformation intervient alors que les délais de paiement pèsent fortement sur les trésoreries. Une étude OpinionWay réalisée pour GoCardless indique que “65 % des chefs d’entreprise anticipent une aggravation des retards de paiement en 2026”.
La facturation électronique pourrait cependant réduire une partie de ces difficultés. La transmission normalisée des documents doit limiter les erreurs de saisie, les pertes de factures et les traitements manuels. Elle permet également d’envoyer une facture, d’alimenter la comptabilité et de transmettre les données nécessaires à l’administration fiscale dans un même processus.
Le communiqué estime que “les TPE et PME européennes pourraient économiser jusqu’à 13 500 euros par an en digitalisant leurs processus de facturation”. L’association automatique des paiements aux factures devrait aussi faciliter les rapprochements comptables et donner aux dirigeants une meilleure visibilité sur les encaissements à venir.
Pour Borja Valiente, vice-président des ventes et responsable EMEA chez GoCardless, “une facture émise sans erreur et traitée automatiquement par le client, c’est une facture payée plus vite et une trésorerie qui s’en trouve directement améliorée”.
Il considère que les entreprises doivent profiter de cette obligation pour revoir l’ensemble de leur organisation financière. Selon lui, “la vraie question n’est donc plus seulement de savoir comment recevoir ou émettre ses factures électroniques, mais comment optimiser l’ensemble du cycle, de la facture jusqu’à l’encaissement”.
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