À l’approche des élections municipales de 2026, la question du logement s’impose dans le débat public local, notamment en Île-de-France où la pression immobilière demeure forte. Dans une tribune, Olivier Princivalle, président de la FNAIM du Grand Paris, souligne le rôle que peuvent jouer les professionnels de l’immobilier dans la mise en œuvre des politiques publiques locales.
Agents immobiliers, administrateurs de biens et syndics interviennent dans l’application quotidienne de la réglementation. Leur activité est encadrée par des obligations issues notamment de la loi Hoguet, incluant la détention d’une carte professionnelle, la formation continue, une assurance en responsabilité civile, une garantie financière ainsi que des exigences de probité et de compétence. Ils interviennent dans la sélection des contrats de location, la vérification de la décence des logements, la production des diagnostics obligatoires, l’information sur les risques, la conformité des loyers et la sécurisation des transactions.
Le professionnel de l’immobilier accompagne locataires, bailleurs, vendeurs, acheteurs et copropriétaires dans la compréhension de leurs droits et obligations. Il veille à la conformité des biens proposés et participe à la mise en œuvre de travaux, qu’il s’agisse d’entretien, de mise aux normes ou de rénovation énergétique. Selon la FNAIM du Grand Paris, l’encadrement juridique et la traçabilité des échanges associés à l’intervention d’un professionnel offrent un niveau de sécurité supérieur à une gestion directe entre particuliers. Certaines associations de locataires estiment également que le recours à un professionnel limite les risques de litiges ou d’erreurs liés à une mauvaise connaissance des règles.
Concernant la gestion des copropriétés, le syndic professionnel intervient comme interlocuteur entre copropriétaires, entreprises, collectivités et services municipaux. Il assure la coordination sur des sujets tels que les travaux de voirie, les interventions sur les réseaux publics ou encore la gestion des déchets. Il relaie également auprès des élus les préoccupations des habitants en matière de bruit, d’insalubrité, de sécurité ou d’usage des immeubles, en apportant une analyse technique et juridique. Dans les situations sensibles, comme les arrêtés de péril ou les travaux urgents, il assure la coordination des procédures.
Le syndic participe aussi à la détection et au signalement des situations d’habitat indigne, y compris des cas relevant de marchands de sommeil, même si la FNAIM du Grand Paris estime que les procédures municipales pourraient être clarifiées et harmonisées.
À l’approche des municipales en Île-de-France, Olivier Princivalle plaide pour un renforcement de la coopération entre élus et professionnels de l’immobilier. Il évoque notamment le fléchage des demandes de logements vers des professionnels, le développement de la gestion intermédiée et l’appui des syndics dans la mise en œuvre de politiques locales. Selon lui, l’expertise de terrain et la connaissance du parc immobilier constituent des ressources mobilisables pour accompagner l’action publique dans un contexte où la question du logement demeure centrale.
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