Un an après le retour historique de la baignade en Seine et en Marne dans le sillage des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, l’Île-de-France prépare une nouvelle saison estivale. Huit sites de baignade naturelle sécurisée seront accessibles à l’été 2026, contre sept l’an dernier, avec l’ouverture d’un nouveau site à Neuilly-sur-Marne. Les acteurs du plan Baignade poursuivent parallèlement leurs investissements pour améliorer durablement la qualité de l’eau.
Réunis le 5 juin 2026 lors d’un comité de pilotage, la préfecture de la région d’Île-de-France, la Ville de Paris, la Métropole du Grand Paris et les collectivités partenaires ont dressé le bilan de la saison 2025 et préparé celle de 2026.
Héritage emblématique des Jeux de Paris 2024, les sites de baignade naturelle en Seine et en Marne poursuivent leur développement. Après sept sites ouverts en 2025, huit sites pérennes accueilleront les baigneurs durant l’été 2026.
À Paris, les trois sites de baignade seront maintenus. Le site du Bras Marie sera toutefois déplacé vers le pont Louis-Philippe afin de mieux concilier les différents usages du fleuve. Les baigneurs pourront ainsi profiter des sites du Bras de Grenelle, du Bras Marie et de Bercy.
Dans le Val-de-Marne, quatre sites seront ouverts : la plage du banc de sable à Joinville-le-Pont, la rue de la Plage à Champigny-sur-Marne, la plage du Beach à Saint-Maur-des-Fossés et la plage de Charentonneau à Maisons-Alfort.
La principale nouveauté de cette saison est l’ouverture d’un site permanent à Neuilly-sur-Marne, en Seine-Saint-Denis, baptisé Les Rives de Paris.
La saison 2025 a constitué une première étape pour ces équipements hérités des Jeux olympiques. Malgré une météo défavorable en juillet, les sites ont rencontré un succès important auprès du public.
Les trois sites parisiens ont été ouverts en moyenne les deux tiers des journées de juillet et d’août et ont accueilli près de 100 000 baigneurs. Dans le Val-de-Marne, environ 50 000 personnes ont fréquenté les principaux sites de Maisons-Alfort et Joinville-le-Pont, avec un taux d’ouverture comparable à celui observé à Paris.
Des ouvertures ponctuelles avaient également été organisées à Champigny-sur-Marne et Saint-Maur-des-Fossés pendant deux semaines en juillet, tandis qu’une baignade temporaire avait été proposée à Neuilly-sur-Marne.
Selon les partenaires du plan Baignade, aucun incident majeur lié à la navigation n’a été recensé malgré la cohabitation avec les autres usages du fleuve.
La surveillance de la qualité de l’eau a constitué l’un des enjeux majeurs de cette première saison. Les collectivités gestionnaires ont réalisé des analyses régulières, complétées par des capteurs installés en amont des sites et un suivi des conditions météorologiques.
Un dispositif d’alerte a permis la fermeture rapide des sites en cas de risque de pollution, notamment après les épisodes de fortes pluies.
Depuis le lancement du plan Baignade en 2016, près de 1,3 milliard d’euros ont été investis dans l’amélioration de la qualité des eaux franciliennes. Ces investissements ont notamment porté sur la modernisation des réseaux d’assainissement, le raccordement des ports et des bateaux aux réseaux d’eaux usées, la création d’ouvrages de stockage des eaux pluviales et la correction de mauvais branchements.
À l’issue de la saison 2025, les cinq principaux sites de Paris, Joinville-le-Pont et Maisons-Alfort ont néanmoins été classés en qualité « insuffisante » selon la méthodologie européenne. Ce classement repose sur l’ensemble des prélèvements effectués durant la saison, y compris lors des périodes de fermeture après les épisodes pluvieux.
Les autorités soulignent toutefois que les analyses réalisées les jours d’ouverture au public indiquaient systématiquement une qualité de l’eau suffisante et qu’aucun signalement sanitaire n’a été enregistré par l’Agence régionale de santé durant la saison estivale.
Les partenaires du projet envisagent désormais une extension progressive du dispositif au-delà du périmètre initial hérité des Jeux.
À partir de 2027, de nouveaux sites pourraient voir le jour en amont de Paris, notamment en Essonne et en Seine-et-Marne, mais également en aval, dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis.
Les travaux destinés à améliorer durablement la qualité de la Seine et de la Marne se poursuivent également. Ils concernent notamment la mise en conformité des branchements privés, ceux des bailleurs sociaux et des bâtiments de l’État. Des études sont également menées par le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) et le groupement VNF-Haropa Port afin de réduire les rejets liés aux réseaux d’assainissement et aux bateaux stationnant sur les cours d’eau.
Les autorités rappellent enfin que la baignade demeure strictement interdite en dehors des sites autorisés et des périodes de surveillance. Courants, fonds vaseux, végétation aquatique, trafic fluvial dense et risques d’hydrocution continuent de rendre la baignade sauvage particulièrement dangereuse.
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