Après une saison de baignade 2026 très fréquentée, l’État et les collectivités préparent une nouvelle phase d’amélioration de la qualité de l’eau en aval de Paris. Lancée lors du comité de pilotage du 3 novembre, cette démarche doit notamment permettre l’ouverture de nouveaux sites à l’horizon 2030.
Héritage des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, la baignade en Seine et en Marne s’inscrit également dans l’adaptation du territoire aux fortes chaleurs. Selon le bilan présenté par les partenaires, environ un tiers des journées d’ouverture des sites ont coïncidé avec des épisodes de fortes chaleurs durant l’été 2026.
Une fréquentation en hausse à Paris
Les trois sites parisiens de Bercy, du bras de Grenelle et du bras Marie ont accueilli 116 000 baigneurs, soit une progression de 20 % par rapport à l’été 2025.
Sur la Marne, plus de 85 000 visiteurs ont fréquenté les cinq sites ouverts en 2026. Aux baignades de Maisons-Alfort, Joinville-le-Pont, Saint-Maur-des-Fossés et Champigny-sur-Marne, reconduites après leur ouverture en 2025, s’est ajouté un nouveau site à Neuilly-sur-Marne.
Les baignades aménagées dans le bassin de la Villette, le canal Saint-Martin et le canal de l’Ourcq à Pantin ont, pour leur part, accueilli 64 000 baigneurs.
La surveillance sanitaire s’est poursuivie sous le contrôle de l’Agence régionale de santé. Un réseau d’alerte a permis de fermer préventivement les sites concernés en cas de risque de pollution. Sur le volet de la sécurité, le non-respect d’une interdiction de baignade est désormais passible d’une contravention de troisième classe, avec une amende forfaitaire de 68 euros.
Près de 1,3 milliard d’euros engagés depuis 2016
Depuis le lancement du plan Baignade en 2016, les travaux et ouvrages réalisés en amont de Paris représentent près de 1,3 milliard d’euros d’engagements.
Cette mobilisation associe l’État, l’Agence de l’eau Seine-Normandie, les collectivités territoriales et leurs partenaires. Elle porte notamment sur la modernisation des réseaux d’assainissement, le raccordement des ports et des bateaux, la création de capacités de stockage des eaux par temps de pluie et la correction des mauvais branchements rejetant des eaux usées dans les cours d’eau.
Ces investissements visent également à améliorer durablement la qualité écologique de la Seine et de la Marne ainsi que leur biodiversité.
De nouveaux sites envisagés d’ici 2030
Alors que l’essentiel des travaux prévus en amont a été réalisé, les partenaires engagent les travaux préparatoires aux plans d’action pour l’aval de Paris. Cette nouvelle démarche doit mobiliser l’État et les collectivités jusqu’en 2040.
L’assainissement des bateaux stationnaires constitue un axe de travail à moyen terme. Selon la préfecture, ces bateaux sont trois fois plus nombreux à l’aval immédiat de Paris que dans la capitale. L’amélioration de leurs installations doit contribuer à rendre possible l’ouverture de nouvelles baignades dans ce secteur d’ici 2030.
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