L’Office français de la biodiversité (OFB) a réalisé 154 344 contrôles en 2025, soit une hausse de 13,7 % par rapport à l’année précédente. Ce bilan traduit un renforcement de l’activité de police environnementale, marqué par une progression des procédures administratives et judiciaires, une attention particulière portée à la protection de la ressource en eau et un ciblage accru des atteintes environnementales les plus complexes.
Après un recul conjoncturel observé en 2024, l’OFB a retrouvé en 2025 une trajectoire de progression de son activité de contrôle dans le cadre de la Stratégie nationale des contrôles en matière de police de l’environnement (SNCPEN).
Les inspecteurs de l’environnement ont réalisé 154 344 contrôles administratifs, en hausse de 13,7 % sur un an. Lorsque ces contrôles ont mis en évidence des atteintes à l’environnement, les services de l’OFB ont appliqué les orientations définies par les préfets et les procureurs, avec une augmentation de 29 % des rapports transmis et l’ouverture de 11 733 procédures judiciaires, soit une progression de 14,3 %.
L’année 2025 a été marquée par un renforcement des contrôles sur plusieurs priorités environnementales.
Dans un contexte hydrologique défavorable, et à la demande des préfets, les contrôles liés à la gestion quantitative de la ressource en eau ont progressé de 56 % afin de garantir un partage équitable des usages. L’OFB a également conduit une opération nationale visant la détention et l’utilisation de pesticides interdits, qui a abouti à d’importantes saisies chez des particuliers.
Face à l’augmentation de la fréquentation des espaces naturels, l’établissement a reconduit son opération nationale de contrôle dans les sites les plus sensibles. Plus de 17 000 personnes ont ainsi été contrôlées ou sensibilisées au respect de la réglementation environnementale. Les infractions liées à la chasse représentent 50 % des procès-verbaux dressés par les agents, tandis que celles concernant la pêche en constituent 20 %.
Les équipes de l’OFB ont également consacré davantage de moyens à la réglementation sanitaire. Le temps consacré à ces missions a progressé de 38 % afin de répondre aux crises sanitaires affectant la faune sauvage et de limiter les risques de transmission aux animaux d’élevage ainsi qu’à l’être humain.
Les particuliers représentent la majorité des personnes mises en cause dans les procédures judiciaires engagées en 2025, avec 62 % des dossiers. Ces procédures concernent notamment le non-respect de la réglementation dans les espaces protégés, dans le cadre de l’opération AIRPRO, les infractions relatives à la chasse lors de l’opération annuelle consacrée à la sécurité de cette pratique, ainsi que la détention de produits phytopharmaceutiques interdits, dans le cadre de l’opération Flamenco.
Les agriculteurs représentent 15 % des personnes concernées par les procédures judiciaires et les entreprises 11 %. Les collectivités, les sylviculteurs, les pêcheurs professionnels et d’autres acteurs constituent une part plus limitée des dossiers.
Près de la moitié des procédures judiciaires correspondent à des amendes forfaitaires, avec 5 317 procédures, soit 45 % du total. Elles concernent principalement des infractions relatives à la chasse, à la pêche ou à la protection des espaces naturels.
Les atteintes les plus graves donnent lieu à des enquêtes conduites sous l’autorité des parquets, qui ont confié directement 1 308 dossiers à l’OFB en 2025. Ces enquêtes portent notamment sur les atteintes aux espèces protégées et à leurs habitats (427 dossiers), les infractions liées aux produits phytopharmaceutiques (376 dossiers) ainsi que les atteintes aux milieux aquatiques et aux cours d’eau (189 dossiers). Pour traiter ces affaires les plus complexes, l’établissement s’appuie désormais sur les officiers judiciaires de l’environnement, déployés en 2025.
L’OFB souligne que ses missions de contrôle se déroulent dans un climat globalement serein. En 2025, 132 situations de tension ont été recensées, impliquant 225 usagers, soit 0,15 % seulement des personnes contrôlées.
Près de la moitié de ces incidents ont été résolus par le dialogue. L’arme de service des agents n’a été sortie de son étui qu’à sept reprises, exclusivement face à des personnes armées et menaçantes, notamment lors d’opérations de lutte contre le braconnage en Outre-mer. L’OFB précise qu’aucun agent n’a eu à faire usage de son arme au cours de l’année 2025.
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