Le préfet de Police rend obligatoires le port du casque et d’un équipement haute visibilité pour les utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés circulant sur la voie publique à Paris, dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. Cette évolution réglementaire, prévue par l’arrêté n° 2026-00969, intervient face à la hausse des accidents graves et mortels impliquant ces véhicules.
Sont notamment concernés les utilisateurs de trottinettes électriques, de gyropodes, de monoroues et d’hoverboards. La préfecture de Police souligne leur vulnérabilité liée à l’absence de carrosserie, à leur vitesse de circulation et à leur faible visibilité, particulièrement la nuit.
Deux nouvelles obligations s’appliquent aux personnes circulant avec un engin de déplacement personnel motorisé sur la voie publique.
Le port d’un casque homologué devient obligatoire. Son absence est sanctionnée par une contravention de 4? classe, correspondant à une amende forfaitaire de 135 euros.
Les utilisateurs doivent également porter un gilet de haute visibilité ou un équipement rétro-réfléchissant. Le non-respect de cette obligation est passible d’une contravention de 2? classe et d’une amende forfaitaire de 35 euros.
Ces dispositions s’ajoutent aux règles déjà applicables aux EDPM. La conduite est autorisée à partir de 14 ans et le transport d’un passager est interdit : une seule personne peut circuler sur chaque engin.
La vitesse maximale est fixée à 25 km/h et le débridage est interdit. Comme tout véhicule à moteur, un EDPM ou un cyclomobile doit également être assuré.
Les engins doivent être équipés de feux de position avant et arrière, de catadioptres, d’un système de freinage et d’un avertisseur sonore. La réglementation imposait déjà le port d’un vêtement ou d’un équipement rétro-réfléchissant la nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante.
L’utilisation d’un téléphone, d’écouteurs ou d’un casque audio pendant la conduite est interdite. Les utilisateurs doivent emprunter les pistes et bandes cyclables lorsqu’elles existent et ne sont pas autorisés à circuler sur les trottoirs.
Les forces de sécurité intérieure contrôleront le respect de ces différentes obligations, la préfecture de Police présentant leur application comme un enjeu de prévention des accidents et de cohabitation entre les différents usagers de l’espace public.
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