L’Association nationale des écoles supérieures d’art (ANdÉA) renouvelle son alerte sur l’avenir du site de Dunkerque de l’École supérieure d’art Dunkerque-Tourcoing. L’organisation demande une concertation immédiate entre l’État et les collectivités territoriales afin de pérenniser l’établissement, après la baisse de la contribution de la Ville de Dunkerque de 250 000 euros cette année et l’annonce d’un possible retrait de son financement.
L’ANdÉA avait déjà fait part de ses inquiétudes le 20 avril 2026. La Ville de Dunkerque est membre fondateur de l’établissement aux côtés de l’État, de la Région et de la Ville de Tourcoing. À la rentrée, l’association indique n’avoir reçu aucune réponse aux courriers adressés à l’État et aux collectivités pour demander l’ouverture d’une concertation.
Une formation en art que l’ANdÉA juge menacée sur le territoire
L’école d’art de Dunkerque, dont l’origine remonte à 1769, forme avec celle de Tourcoing, fondée en 1836, l’EPCC Dunkerque-Tourcoing.
Selon l’ANdÉA, une fermeture du site dunkerquois entraînerait la disparition de l’unique formation généraliste option Art proposée sur le territoire et placerait en difficulté les promotions actuellement inscrites ainsi que les lycéens souhaitant s’orienter vers cette formation.
L’association inscrit également cette situation dans un contexte régional déjà fragilisé par la fermeture, environ un an auparavant, de l’école d’art de Valenciennes.
Une inquiétude qui dépasse le seul site de Dunkerque
Pour l’ANdÉA, les difficultés de l’EPCC Dunkerque-Tourcoing illustrent un problème plus large touchant les écoles supérieures d’art territoriales et nationales. L’association estime que leurs conditions de fonctionnement se dégradent et considère que leur financement ne peut reposer principalement sur les villes et les agglomérations.
Elle demande au ministère de la Culture de réaffirmer son rôle de tutelle pédagogique et scientifique et de prendre part à la soutenabilité financière des établissements.
« Ce niveau d'exigence académique nécessite un investissement de l'État à la hauteur des enjeux de l’enseignement supérieur et de la recherche », défend l’ANdÉA.
Alors que d’autres collectivités exprimeraient également, selon l’association, des interrogations sur le maintien de leur engagement financier auprès de leurs écoles d’art, l’ANdÉA réclame désormais une réunion entre l’État et les collectivités concernées afin de définir les conditions permettant de maintenir le site de Dunkerque.
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