Près de six entrepreneurs français sur dix prévoient de prendre des congés durant l’été 2026, mais seuls 15,8 % envisagent de couper totalement avec leur activité. Selon une enquête menée en juin 2026 auprès de 500 entrepreneurs français, 58,4 % ont déjà renoncé à des vacances à cause de leur entreprise et 77,3 % craignent de perdre des revenus en cas d’absence.
Les congés restent difficiles à prendre pour une partie des entrepreneurs. Durant l’été 2025, près de 20 % des répondants n’ont pris aucun jour de repos. Ils étaient 18,3 % à s’être absentés entre un et sept jours, 26,7 % entre huit et quatorze jours et 11,2 % à avoir pris plus de 21 jours de congés.
Pour l’été 2026, 59,4 % des entrepreneurs interrogés ont l’intention de partir en congés. Des différences apparaissent entre les femmes et les hommes : 61,6 % des hommes prévoient de prendre des vacances, contre 54,7 % des femmes. L’enquête indique toutefois que les hommes partiront moins longtemps.
La prise de congés ne signifie pas nécessairement une déconnexion de l’activité professionnelle. Parmi les entrepreneurs qui prévoient de partir cet été, seuls 15,8 % déclarent qu’ils couperont totalement. À l’inverse, 60 % resteront disponibles et près de 60 % consulteront ponctuellement leurs courriels. Quelque 6 % continueront même à travailler normalement.
Parmi les entrepreneurs qui travailleront pendant leurs vacances, plus d’un tiers consacreront quatre jours ou davantage à leur activité professionnelle.
« Les résultats de cette enquête montrent un paradoxe intéressant : si les entrepreneurs français aspirent à des congés d’été, la réalité est bien différente. La grande majorité reste connectée et plus de la moitié des entrepreneurs ont déjà renoncé à des vacances par crainte de perdre des revenus. A cela s'ajoutent les problématiques concernant la trésorerie, la gestion client et l’administratif, en particulier pour ceux qui ne sont pas accompagnés par un service de comptabilité. Ces chiffres illustrent une pression économique et organisationnelle qui pèse sur les épaules des dirigeants, même pendant leur temps de repos », constate Grégoire Charroyer, CEO de Swapn.
La perte potentielle de revenus constitue le principal frein aux congés. Au total, 77,3 % des entrepreneurs interrogés déclarent craindre une baisse de leur chiffre d’affaires lorsqu’ils s’absentent. Cette crainte est évoquée par 45,9 % des femmes et 40,5 % des hommes, selon les résultats de l’enquête.
Pour 35,1 % des répondants, cette inquiétude n’empêche pas nécessairement un départ : ils déclarent prendre des mesures d’anticipation afin de pouvoir s’absenter malgré ce risque. Néanmoins, 58,4 % des entrepreneurs interrogés indiquent avoir déjà renoncé à des vacances en raison de leur entreprise.
Qu’ils partent ou non, la période estivale concentre plusieurs préoccupations. La trésorerie arrive en tête, citée par 52 % des répondants, devant la gestion des clients, à 41,8 %, et les tâches administratives, mentionnées par 26 %. Plus largement, 52 % des entrepreneurs considèrent que l’été complique la gestion administrative de leur entreprise.
À dix semaines de l’échéance légale du 1er septembre, 40,8 % des répondants déclarent ne pas avoir encore mis en place de système de facturation électronique.
Parmi ces entrepreneurs, 20 % prévoyaient en juin de s’en occuper avant leur départ en congés et 20 % pendant l’été. Quelque 26,3 % envisageaient d’attendre la rentrée. Un tiers, soit 33 %, ne savaient pas encore à quel moment ils procéderaient à leur mise en conformité.
« À moins de trois mois de l’échéance légale, la facturation électronique reste un défi de taille pour les entrepreneurs : 40,8 % ne sont toujours pas prêts. Ce retard s’explique par une charge administrative déjà lourde, accentuée en période estivale. Pourtant, cette transition n’est pas qu’une contrainte : c’est aussi une opportunité de moderniser leurs processus et de gagner en efficacité. Au regard des chiffres de l’enquête, cet été va se transformer pour beaucoup d’entrepreneurs en véritable sprint pour se mettre en conformité », analyse Grégoire Charroyer, CEO de Swapn.
L’enquête a été réalisée en juin 2026 auprès de 500 entrepreneurs français.
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