La France reste la première destination européenne pour les investissements étrangers pour la septième année consécutive, selon l’édition 2026 du Baromètre de l’attractivité publié par EY. 852 projets d’investissement ont été recensés en 2025, devant le Royaume-Uni avec 730 projets et l’Allemagne avec 548.
Dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques, le ralentissement économique et une concurrence internationale accrue, les projets accueillis en France ont généré près de 28 000 emplois. Ce volume recule de 4 % sur un an, une baisse nettement moins importante que la moyenne européenne, qui atteint 25 %.
L’industrie représente une part importante des implantations étrangères. En 2025, la France a accueilli 354 investissements industriels, soit 42 % de l’ensemble des projets recensés par EY.
Le pays conserve ainsi la première place européenne pour les investissements manufacturiers. Malgré le recul du nombre de projets dans un contexte économique plus tendu, les investissements étrangers dans l’industrie affichent un solde net positif de 1 376 emplois.
La France progresse également dans l’accueil des sièges sociaux, avec une hausse de 17 % en un an, et se classe au deuxième rang européen sur ce segment.
Les secteurs technologiques et liés à la souveraineté figurent aussi parmi les moteurs de l’attractivité. La France reste, selon le baromètre, le premier pays européen pour l’accueil des investissements étrangers dans l’intelligence artificielle, avec une progression de 26 % des projets en un an. Les logiciels et services informatiques, la défense et l’énergie bas-carbone participent également à cette dynamique.
Quatre régions françaises figurent parmi les quinze régions européennes accueillant le plus de projets d’investissement étrangers.
L’Île-de-France reste la première région française avec 233 projets recensés. Auvergne-Rhône-Alpes affiche de son côté un niveau de créations d’emplois proche de celui de la région capitale. Grand Est et les Hauts-de-France figurent également parmi les territoires français les mieux positionnés.
Ces résultats témoignent d’une répartition des investissements étrangers qui ne se limite pas aux principales métropoles et concerne également les territoires industriels.
L’enquête de perception associée au baromètre montre que 38 % des dirigeants internationaux interrogés considèrent la France comme le pays européen le plus attractif, contre 31 % pour l’Allemagne et 31 % pour le Royaume-Uni.
Parmi les principaux atouts cités figurent la taille du marché français, les capacités d’innovation, la qualité des infrastructures, la disponibilité d’une énergie bas-carbone et la qualité de la main-d’œuvre.
Les investisseurs identifient toutefois plusieurs points de vigilance : la lisibilité des politiques publiques, la stabilité politique, la compétitivité-coût, la fiscalité et la simplification administrative.
À court terme, 57 % des dirigeants interrogés déclarent envisager un investissement en France en 2026. Business France estime que le maintien de cette attractivité nécessitera notamment de poursuivre les efforts consacrés à la compétitivité, à la stabilité réglementaire, à l’innovation, aux infrastructures critiques, à la transition écologique et aux compétences.
« Pour la septième année consécutive, la France confirme qu’elle demeure la première destination européenne des investissements étrangers. Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et une plus grande prudence des investisseurs, ce résultat envoie un message clair : la France attire, innove et continue de convaincre », déclare Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité de la France.
« Cette performance n’est pas le fruit du hasard : elle repose sur des choix structurants engagés depuis plusieurs années, qui ont durablement renforcé l’attractivité de notre pays et changé l’image de la France sur la scène internationale. Nous avons construit des leviers solides – pour l’innovation, l’industrie, les talents et la compétitivité – qui nous permettent aujourd’hui d’être au premier rang européen. Notre responsabilité collective est désormais de préserver et renforcer ces acquis afin de prolonger cette dynamique et continuer à faire de la France une terre d’investissement, de croissance et d’opportunités », poursuit-il.
« Depuis 2019, la France demeure en tête du classement européen de l’attractivité. Dans un environnement géopolitique complexe et incertain, cette performance témoigne de la solidité de nos fondamentaux : profondeur du marché, qualité des infrastructures, et excellence des talents notamment. Elle résulte aussi de près de dix années de réformes pro business en faveur de l’innovation et de la réindustrialisation », indique Pascal Cagni, président du conseil d’administration de Business France.
« Mais ce leadership doit aujourd’hui être amplifié. L’attractivité n’est jamais acquise : elle se construit dans la durée, par la constance de l’action publique, la compétitivité de notre environnement et notre capacité collective à transformer nos atouts en projets durables, créateurs de valeur et d’emplois sur l’ensemble du territoire », ajoute-t-il.
« Les résultats du Baromètre EY 2026 montrent que la France continue d’attirer des projets à forte valeur ajoutée dans des secteurs stratégiques comme l’industrie, l’intelligence artificielle, les centres de décision, la défense ou l’énergie bas-carbone. Cette dynamique reflète l’engagement conjoint de l’État, de Business France et des territoires pour accompagner les investisseurs au plus près de leurs besoins », souligne Louis Margueritte, directeur général de Business France.
« Dans un environnement plus sélectif, notre responsabilité est claire : convertir cette confiance en implantations concrètes, créatrices d’emplois, de souveraineté et de croissance durable », poursuit-il.
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