Réunie en assemblée générale le 9 juillet, la Fédération des Institutions Paritaires de Protection Sociale (FIPS) a réaffirmé son opposition à toute mesure transférant de nouvelles dépenses de l’assurance maladie vers les complémentaires santé sans compensation financière intégrale. L’organisation appelle également à une réforme du système de santé menée avec les partenaires sociaux.
Dans son communiqué, la fédération rappelle que « lors de son Assemblée Générale le 9 juillet 2026, la Fédération des Institutions Paritaires de Protection Sociale (FIPS) a rappelé son refus de tout transfert de charges qui ne serait pas intégralement compensé financièrement et a affirmé la nécessité d’associer les partenaires sociaux à une réforme structurelle du système de santé ».
La FIPS estime que le dialogue avec les pouvoirs publics intervient trop tardivement. Elle considère qu’« une fois encore le dialogue n’intervienne que dans l’urgence », alors que les organismes complémentaires réclament depuis plusieurs mois une véritable concertation.
La fédération juge qu’un transfert de dépenses vers les complémentaires santé, sans compensation, entraînerait une hausse des cotisations. Elle avertit que cette situation aurait des conséquences sur « le pouvoir d’achat des assurés, la compétitivité des entreprises et, à terme, l’accès aux soins ».
La FIPS affirme également qu’« une exigence est non négociable » et que « les mesures et leurs compensations doivent être décidées simultanément ». Elle refuse que des transferts de charges soient appliqués immédiatement en attendant d’éventuelles évolutions législatives.
L’organisation appelle enfin à engager une réforme du système de santé en concertation avec les partenaires sociaux. Selon elle, les enjeux liés au vieillissement de la population, à l’augmentation des maladies chroniques et aux difficultés de financement nécessitent « un véritable travail conjoint avec les pouvoirs publics ». Elle précise également que « la concertation avec les pouvoirs publics ne saurait avoir pour seul objectif de faire financer par les entreprises et les salariés les difficultés budgétaires de l’assurance maladie obligatoire ».
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