Le groupe d’experts cybersécurité du G7 a mené, le 18 mai 2026, un nouvel exercice de coordination transfrontière destiné à renforcer la résilience du secteur financier face aux cyberattaques. Les résultats de cet exercice, publié le 31 juillet 2026, doivent alimenter une stratégie de long terme visant à améliorer la préparation des autorités des pays membres.
Cette édition s’inscrit dans la continuité d’un premier exercice organisé en 2024, consacré à la capacité des autorités financières du G7 à coordonner leur réponse et leur communication en cas de cyberincident majeur affectant plusieurs juridictions.
Le scénario retenu en 2026 simulait une cyberattaque touchant simultanément l’ensemble des juridictions du G7.
L’exercice a mobilisé les ministères des Finances, les banques centrales, les autorités de supervision bancaire et les autorités des marchés financiers. L’objectif était notamment de tester les améliorations identifiées lors des précédents exercices et ateliers consacrés à la réponse aux incidents, à la reprise d’activité et à la communication de crise.
Les autorités ont ainsi travaillé sur leurs capacités de coopération, de partage rapide d’informations et de coordination internationale dans un environnement financier fortement interconnecté.
« Dans un environnement de cybermenaces toujours plus sophistiquées et transnationales, l’exercice mené par le CEG démontre la capacité des autorités du G7 à partager rapidement des informations critiques, à agir de manière coordonnée, et à préserver la stabilité du système financier face à des incidents majeurs », explique Ivan Odonnat, directeur général de la stabilité financière et des opérations.
Le groupe d’experts cybersécurité du G7 a également adopté une stratégie destinée à pérenniser ce type d’exercice. L’objectif est de renforcer progressivement la capacité des autorités financières à répondre à des incidents susceptibles de provoquer des perturbations au-delà des frontières nationales.
La coordination transfrontière, la préparation à la gestion de crise et le partage d’informations restent parmi les priorités du groupe, qui entend poursuivre ses travaux afin d’anticiper les cybermenaces susceptibles d’affecter le système financier international.
« La résilience du système financier repose aujourd’hui sur notre capacité à coopérer au-delà des frontières. Les enseignements tirés de cet exercice contribueront à renforcer davantage nos mécanismes de coordination et à garantir une réponse rapide, concertée et efficace face aux défis cyber de demain », souligne Ivan Odonnat.
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