L’AFCA-CIAL, La Coopération Agricole Nutrition animale et le Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale (SNIA) saluent la publication par la Commission européenne de la Stratégie européenne pour l’élevage durable et du Plan d’actions protéines. Les trois organisations estiment que ces deux textes reconnaissent le rôle stratégique de la nutrition animale et fixent une trajectoire en faveur du renforcement de la souveraineté protéique de l’Union européenne.
La Commission européenne a publié une Stratégie européenne pour l’élevage durable ainsi qu’un Plan d’actions protéines, présentés comme deux textes complémentaires.
Selon l’AFCA-CIAL, La Coopération Agricole Nutrition animale et le SNIA, cet ensemble constitue la première véritable stratégie européenne consacrée à l’élevage. Les organisations professionnelles estiment qu’elle reconnaît pleinement la contribution des filières d’élevage à l’alimentation, à l’économie et au développement des territoires.
Les deux documents mettent également en avant le rôle de la nutrition animale comme interface entre les filières végétales et les filières animales.
« Nous saluons une approche nouvelle qui place enfin l’élevage au cœur d’une vision stratégique européenne de long terme. Cette reconnaissance était attendue depuis de nombreuses années par l’ensemble des acteurs des filières animales », indique David Saelens, président de La Coopération Agricole Nutrition animale.
Les trois organisations se félicitent de la place accordée à la nutrition animale dans les orientations présentées par la Commission européenne.
Elles soulignent que les textes identifient plusieurs leviers d’action, parmi lesquels l’amélioration de l’efficacité protéique, le développement de la nutrition de précision, la valorisation des coproduits, le renforcement des productions européennes de protéines ainsi que la fabrication d’ingrédients et d’additifs destinés à l’alimentation animale.
Le Plan protéines fixe notamment l’objectif d’augmenter la part des protéines européennes utilisées dans l’alimentation animale, de 25 % aujourd’hui à 35 % d’ici 2035.
« Ces objectifs constituent une trajectoire raisonnable et crédible. Les entreprises de la nutrition animale sont pleinement mobilisées pour contribuer à leur atteinte, en poursuivant les efforts engagés en matière d’innovation, de formulation, de valorisation des coproduits et de développement des filières européennes de production protéique », déclare François Cholat, président du SNIA.
Les trois organisations estiment que plusieurs orientations de la stratégie européenne rejoignent les objectifs qu’elles avaient elles-mêmes définis dans leur plan de filière publié en 2024.
Elles saluent notamment l’importance accordée à la structuration des filières, depuis la production agricole jusqu’à la transformation industrielle, tout en rappelant que la mise en œuvre de ces ambitions nécessitera des investissements.
Les représentants de la filière se félicitent également de la reconnaissance explicite des dépendances stratégiques de l’Union européenne, tant pour les protéines que pour les additifs utilisés dans l’alimentation animale.
« L’Europe reconnaît clairement la vulnérabilité de ses approvisionnements en additifs pour l’alimentation animale, pourtant indispensables à la performance, à la santé animale et à la durabilité des élevages. Cette prise de conscience, associée à une volonté de renforcer les capacités de production européennes, constitue une avancée majeure pour la souveraineté alimentaire de l’Union », affirme Jean-François Labarre, président de l’AFCA-CIAL.
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