La préfecture de la région d’Île-de-France, la préfecture de Police, le parquet de Paris, l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France et la Ville de Paris ont réaffirmé leur mobilisation commune dans la lutte contre la consommation de crack à l’occasion d’une réunion organisée le 6 mai 2026 à l’Hôtel de Ville de Paris.
Depuis 2019, le Plan crack coordonne l’action de l’État, de la Ville de Paris et des associations afin d’apaiser l’espace public tout en renforçant l’accompagnement sanitaire et social des usagers. Les partenaires ont salué le rôle des associations de terrain, jugé indispensable pour accompagner les personnes vers le soin, l’hébergement et la réinsertion.
Plusieurs mesures ont été mises en place pour améliorer la prise en charge des consommateurs de crack. Dix équipes de maraudes interviennent désormais quotidiennement auprès des usagers grâce à la mobilisation conjointe de la préfecture de région, de l’ARS et de la Ville de Paris. Les horaires d’ouverture des centres d’accueil ont également été élargis afin de mieux accompagner les personnes en situation de rue souhaitant engager un parcours de soin.
L’État a par ailleurs ouvert trois nouvelles structures d’accueil en 2024, dont une spécifiquement destinée aux femmes. De son côté, l’ARS a renforcé les dispositifs médico-sociaux et hospitaliers, notamment à travers les dispositifs ASSORE destinés à accompagner les personnes en cours de sevrage. Environ 700 places d’hébergement sont aujourd’hui déployées chaque nuit dans ce cadre.
Les partenaires ont également développé des projets de réinsertion sociale et économique pour les personnes hébergées dans le cadre du dispositif ASSORE.
À partir du 1er juin 2026, un second dispositif d’observation et d’orientation (D2O) ouvrira au sein du service d’addictologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière afin de renforcer la prise en charge des usagers souffrant de comorbidités.
Le Groupement hospitalier universitaire Paris Psychiatrie et Neurosciences assure également des permanences de psychologues au Tribunal de Paris dans le cadre des injonctions de soins. En 2025, 226 usagers de crack ont été concernés par ce dispositif.
La préfecture de Police poursuit ses actions contre les trafics et les lieux de consommation sur la voie publique. Depuis quatre ans, 89 « cuisines » de transformation du crack ont été démantelées, dont 26 en 2025.
Le parquet de Paris préside depuis 2018 le Groupe local de traitement de la délinquance crack. Une cellule opérationnelle de coordination judiciaire a également été déployée dans les secteurs des Halles puis de Rosa Parks afin de renforcer le partage d’informations et l’efficacité des opérations judiciaires.
Le niveau de réponse pénale a été renforcé avec une priorité donnée aux défèrements des trafiquants et des usagers dans le cadre d’injonctions thérapeutiques. En 2025, plus de 1 000 procédures liées au crack ont été traitées par le parquet de Paris, dont 420 ayant donné lieu à des injonctions thérapeutiques et 420 à des poursuites pénales.
Les différents partenaires ont enfin indiqué vouloir renforcer encore leur coopération afin de poursuivre les actions engagées pour améliorer la prise en charge des personnes concernées, protéger les riverains et apaiser durablement l’espace public.
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