À sept mois de l’élection présidentielle, une nouvelle expérience de démocratie participative débute à Paris. Baptisée Un commun accord, cette assemblée rassemble "150 citoyens et citoyennes" tirés au sort afin de travailler sur plusieurs grandes questions de société. L’initiative se présente comme indépendante et non partisane et prévoit six week-ends de travail entre septembre 2026 et février 2027.
La première session se tient ce week-end au Conservatoire national des arts et métiers. Les participants ont été sélectionnés pour représenter la diversité de la société française. Ils viennent de différents territoires, dont la Nouvelle-Calédonie, et le plus jeune participant a 17 ans.
À l’origine de la démarche figure notamment Jean-Marc Jancovici, ingénieur et président du Shift Project. L’ambition annoncée consiste à "faire émerger des points d’accord" face à des choix parfois difficiles à concilier. Parmi les exemples avancés figure la nécessité de limiter l’artificialisation des sols tout en répondant aux besoins de construction de logements.
Les citoyens doivent travailler jusqu’à la sixième et dernière session, programmée les 6 et 7 février 2027. Les propositions adoptées auront vocation à "nourrir le débat démocratique" avant l’élection présidentielle. Une plateforme en ligne doit également permettre au public de participer aux discussions.
Pour cette première rencontre, Jean-Marc Jancovici a notamment abordé la place de l’énergie dans la vie quotidienne. Plusieurs personnalités soutiennent également l’initiative, parmi lesquelles l’astrophysicienne Françoise Combes, l’acteur Albert Dupontel, Thierry Lhermitte, Alain Aspect, François Gabart ou encore McFly et Carlito.
Le calendrier donnera aux travaux une résonance particulière puisque le premier tour de l’élection présidentielle est fixé au 18 avril 2027 et le second au 2 mai. Ces dates ont été officiellement arrêtées pour l’ensemble de la France, avec certaines adaptations liées au décalage horaire dans plusieurs territoires ultramarins. À La Réunion, les électeurs voteront bien les 18 avril et 2 mai.
Les conclusions de l’assemblée ne constitueront pas un programme électoral et n’engageront aucun candidat. Elles devraient plutôt fournir une photographie des compromis auxquels un groupe de citoyens peut parvenir après plusieurs mois de débats sur des sujets économiques, sociaux et environnementaux.
Mémento
à partir de 3,00 € par mois
pour un accès intégral au site et à nos services
0 COMMENTAIRE(S)