La DGCCRF et la Direction générale de la Santé (DGS) alertent sur la commercialisation de préservatifs non conformes, aussi bien sur Internet que dans les circuits traditionnels. Une trentaine de références vendues sur de grandes marketplaces ont été identifiées, tandis que deux autres produits commercialisés en magasins et en pharmacies ont fait l’objet de rappels après la détection de risques d’éclatement et de perforations.
Sur les plateformes en ligne, les contrôles ont porté sur environ 1 000 boîtes, représentant plus de 40 000 préservatifs externes vendus. Les références concernées, majoritairement commercialisées par des vendeurs asiatiques, ne disposaient pas du marquage CE obligatoire ni d’une évaluation de conformité réalisée par un organisme tiers. Pour la plupart, leur emballage ne comportait pas non plus d’informations en français.
En tant que dispositifs médicaux, les préservatifs doivent pourtant obtenir un marquage CE avant leur mise sur le marché européen. Celui-ci atteste du respect des exigences de sécurité et de performance applicables à ces produits.
Face aux anomalies constatées, la DGCCRF a demandé aux plateformes concernées de retirer immédiatement les annonces et d’informer les personnes ayant acheté ces produits. Au total, 36 annonces ont été supprimées.
Les marketplaces doivent également prévenir les vendeurs tiers concernés. Plusieurs d’entre elles se sont engagées à revoir leurs systèmes de vérification et les règles utilisées pour filtrer cette catégorie de produits. La DGCCRF indique poursuivre sa surveillance.
Lors d’un achat en ligne, les autorités recommandent notamment de vérifier l’identité et la fiabilité du vendeur, la présence du marquage CE, l’existence d’une notice d’utilisation en français, l’état de l’emballage et la date de péremption.
Les contrôles ont également concerné des préservatifs disposant d’un marquage CE et vendus dans les magasins ou les pharmacies. Les analyses réalisées en laboratoire ont permis d’identifier deux références non conformes.
Les défauts constatés portent sur un risque d’éclatement et, pour l’une des références, sur la présence de perforations. Environ 260 000 unités sont concernées par des rappels lancés fin mai et début août. La liste des produits peut être consultée sur le site officiel RappelConso.
La DGCCRF souligne que ses contrôles visent notamment à vérifier que les préservatifs restent conformes aux exigences réglementaires lors de leur production en série et pendant l’ensemble de leur cycle de vie.
La DGS et Santé publique France recommandent aux personnes ayant utilisé l’un des produits concernés d’effectuer un dépistage des infections sexuellement transmissibles dans un laboratoire d’analyses médicales.
En cas de retard de règles, un test de grossesse est également recommandé.
Les autorités rappellent que la fiabilité des préservatifs constitue un enjeu sanitaire majeur, ces dispositifs assurant à la fois une fonction contraceptive et une protection contre les infections sexuellement transmissibles.
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